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Cheignieu-la-Balme, le blog d'un Cheignieulat de coeur.

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Promouvoir le village de Cheignieu-la-Balme, la région du Bugey et le département de l'Ain. Je dédie ce site à mon épouse Sandrine et à mes enfants Alexis et Romain.


Le site de Cerin Marchamp

Publié par cheignieulat avant tout

Cerin Marchamp : un site de fouilles du Bugey mondialement connu

Les dinosaures ont-ils vécu à Cerin ?

« Probablement », explique Yvette Weber, présidente de l’association de l’amicale de Cerin Marchamp, Les amis des Dinosaures. Et pour étayer ses propos, Yvette Weber nous ouvre les portes de son musée paléoécologique installé dans l’ancien lavoir de ce petit village bugiste. Tortues géantes Dans les vitrines, sont exposés des fossiles plus remarquables les uns que les autres d’organismes marins (poissons, crustacés, étoiles de mer, algues) et d’organismes terrestres (feuilles de végétaux, squelettes de crocodiles, de reptiles volants). Plus spectaculaire, cette piste unique au monde de tortues géantes du jurassique supérieur gravée dans la pierre.

C’est l’exploitation de la carrière de calcaire lithographique à la fin du siècle dernier qui a permis la découverte des restes ou des traces d’êtres vivants fossilisés dans la roche. Ce formidable patrimoine paléontologique a ensuite fait l’objet d’un chantier de fouilles de haut niveau technologique en 1975 par des géologues de l’université Claude Bernard à Lyon.

Ces derniers ont engagé une étude minutieuse avec comme objectifs de déterminer l’époque du site et de comprendre le pourquoi de cette fossilisation exceptionnelle. Les fouilles dureront 20 ans et permettront de donner des réponses précises aux paléontologues. Les découvertes prouvent en effet l’existence à Cerin d’une lagune tropicale datant d’environ 145 millions d’années. Expédition Pour comprendre ce qui s’est passé à Cerin, les scientifiques sont partis en expédition dans l’océan Indien à l’île d’Aldabra. Là-bas, ils ont pu observer un processus de fossilisation identique qui se produit aujourd’hui sous nos yeux (voir ci-dessous). Le reportage retraçant cette expédition est d’ailleurs diffusé lors de la visite du musée. En revanche, les plus belles pièces découvertes à Cerin ont malheureusement quitté la commune. Ces dernières années, on pouvait les retrouver au musée Guimet à Lyon. Mais celui-ci est aujourd’hui fermé au public en attendant le transfert de ses collections dans le futur musée des Confluences.

Néanmoins, des copies d’un très haut niveau de qualité ont été réalisées par l’un des chercheurs. Elles sont exposées dans le musée de Cerin au milieu de panneaux illustrés retraçant cette épopée. « Cela fait maintenant 14 ans que le chantier de fouille a pris fin, dit nostalgique Yvette Webber. Enfant, on trouvait des ammonites, des fossiles de végétaux, se rappelle Yvette Weber. Mais aujourd’hui il n’y a plus rien en surface. Et puis surtout c’est dangereux et interdit de s’y aventurer. Il y a encore sûrement des choses à trouver mais il faudrait fouiller plus profondément. Faire sauter les premiers bancs à la dynamite comme en 1975… Mais cela demande des moyens. Il n’y a pour l’instant aucun projet ». Dommage car pour certains habitants, Cerin n’a pas encore livré tous ses secrets. Ghislain Gros.

Cerin est un hameau de la commune de Marchamp situé à 20 km de Belley. Le musée de Cerin est ouvert les dimanches et jours fériés entre le 15 avril et le 30 juin et du 1er septembre au 15 octobre. En juillet et août, il est ouvert tous les jours de 14 h 30 à 18 h 30. Pour les groupes scolaires ou touristiques, sur rendez-vous au 04 74 39 85 21 ou 04 74 39 85 75.

Le processus de fossilisation à Cerin Voilà comment les scientifiques résument schématiquement le processus de fossilisation du site de Cerin. Le climat est tropical. La lagune communique très difficilement avec la haute mer. L’évaporation est intense. Mais en cas de tempête, des masses d’eau marine importantes pénètrent dans la lagune. Elles sont chargées en boue, en animaux vivants et morts. Des eaux douces sont également apportées par la pluie et le ruissellement et entraînent des particules fines en grande quantité. Le vent agite la végétation des terres environnantes et des débris végétaux sont entraînés dans la lagune. Le calme revient. Les fines particules de sédiments qui recouvrent encore les eaux se déposent en une couche régulière qui tapisse le fond. Cette couche donnera naissance à un banc de calcaire lithographique. L’évaporation fait à nouveau baisser le niveau de l’eau. Peu à peu, les animaux meurent dans ces eaux peu oxygénées et sur salées. Les cadavres s’accumulent sur le fond. Seuls les tapis microbiens prospèrent dans un tel milieu. Ils recouvrent les cadavres des animaux et les débris végétaux et facilitent leur conservation sous forme de fossiles. Les animaux terrestres s’aventurent parfois sur le bord de la lagune laissant leur trace dans la boue.

Lire mon article complémentaire sur les dinosaures dans l’Ain.

Le site de Cerin Marchamp

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