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Cheignieu-la-Balme, le blog d'un Cheignieulat de coeur.

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Promouvoir le village de Cheignieu-la-Balme, la région du Bugey et le département de l'Ain. Je dédie ce site à mon épouse Sandrine et à mes enfants Alexis et Romain.


Le charme des cascades du Bugey

Publié par cheignieulat avant tout sur 28 Juin 2012, 19:33pm

Catégories : #Cheignieu la balme

La cascade des Dards à Cheignieu-la-Balme

La cascade des Dards à Cheignieu-la-Balme

 

    Les cascades du Bugey 

 

Le mariage de l'eau et de la nature, dans le BUGEY si la nature explose de vie c'est sans doute parceque l'eau est partout vivante, propice à tous les plaisirs...  

La partie orientale du département de l’Ain est par la variété de ses sites une des régions les plus pittoresques de France. Vallées où des rivières limpides se précipitent en cascades entre des murailles rocheuses percées de grottes ; lacs, forêts de sapins ; pâturages alpestres...

Je  vous propose, içi, de découvrir quelques cascades implantées sur le territoire du Bugey. Quoi de plus rafraîchissant que les éclaboussures d’une cascade d’eau pure au cours d’une balade en famille, aux premières chaleurs de l’été. Elles sont très nombreuses dans le Bugey, pays d’eau par excellence. Partons à la rencontre de quelques unes.

 

Cascade de Glandieu :

La cascade de Glandieu est une cascade spectaculaire située dans le hameau de Glandieu, à la frontière des communes de Brégnier-Cordon et de Saint-Benoît.
Elle est composée de deux chutes successives, totalisant 60 mètres de hauteur, qui projettent l'eau du Gland dans la plaine du Rhône.
Sans doute la cascade la plus connue et la plus accessible du Bugey car située en bord de route. 

 

 

Cascade de Luizet :

Pour découvrir ce lieu magique, il suffit d'emprunter un large chemin au départ du hameau d'Onglas (commune de Bénonces), Les falaises se dessinent progressivement au fil de la balade. 

 

 

Cascade de la Brive :

Située à l'Ouest de Marchamp et Cerin, cet itinéraire familial a pour but d'aller remonter la vallée de la Brive avec pour but la découverte d'une belle cascade et des ruines d'anciens moulins. Le circuit qui appartient au réseau du PDIPR est jalonné des habituelles marques jaunes et de poteaux indicateurs.

 

 

Cascade du pain de sucre :

La cascade du Pain de Sucre se situe le long de la D30, reliant Poisieu à Brénaz. En quittant Poisieu et en direction de Brénaz, vous trouverez un parking en bordure de route après quelques centaines de mètres de route. L'accès à la cascade y est indiqué.

Le Pain de Sucre est une curiosité naturelle, formée par l'accrétion de l'eau calcaire. C'est un gros bloc arrondi au sommet sur lequel l'eau se déverse en permanence. La roche a également été fortement érodée, ce qui vous permet de passer derrière la chute d'eau. Attention, cette très courte randonnée (150 mètres seulement) est très glissante.

       

 

Cascade d'Eilloux :

Pour une balade rafraîchissante, sentier pédestre ouvert à toute la famille. Ce sentier traverse le vignoble de Seyssel.
Départ : Mairie de Corbonod.
Prendre un chemin dans les vignes. Prendre un chemin qui mène au ruisseau d'Eilloux (cascade). Continuer jusqu'à la Grange aux moines.

 

cascade d'Eilloux

 

Cascade des Dards à Cheignieu-la-Balme :  Voir aussi mon article dédié à cette cascade. 

http://cheignieu-la-balme.over-blog.com/article-cascade-103090511.html

C'est ma cascade préférée, en plus elle est sur la commune de Cheignieu-la-Balme !

Un coin de paradis, dans un site sauvage et préservé. Trois accès possibles...

Le plus simple est de prendre un petit chemin forestier qui part sur la droite dans la montée de la côte dite "de coin" sur la départementale D 1504 (après Pugieu en direction de Cheignieu-la-Balme). Ce chemin forestier se trouve en face d'un parking situé dans le premier virage de cette "côte de coin", il suffit alors de suivre le sentier qui descend jusqu'à la rivière et de remonter le courant jusqu'au bas de la cascade.

 

cascade des Dards 

Voir aussi le pont des fées, situé juste au sommet de la  cascade des Dards :

     

 

Cascade des Echanaux :

La cascade des Echanaux se situe dans la cluse des Hopitaux. C'est une cascade en plusieurs ressauts dont seul les 2 derniers seront accessibles aux piétons.

Au village du même nom, il suffit de traverser la voie ferrée et se garer en bord de chemin. 

 

 

 

La cascade du ruisseau du Pointay sur la commune de Rossillon :

La cascade du ruisseau du Pointay se situe sur la commune de Rossillon, à l'entrée de la cluse des Hopitaux. Sur la D1504, juste après le village de Rossillon, il faut se garer au bout du parking du cimetière et partir directement en rive gauche du ruisseau. Lorsqu'on atteint une barrière de cloture d'une parcelle, il faut alors remonter directement le lit du ruisseau (chemin très peu pratique) pour atteindre la cascade au bout de quelques minutes. Le retour s'effectue par le même chemin.

 

 

 

Cascade de la Dorche :

La cascade de la Dorche se situe sur une propriété privée en aval de la falaise portant les ruines du chateau de Dorche. C'est une chute d'eau spectaculaire d'environ 20 mètres de hauteur. Les débris déposés de part et d'autre du lit de la Dorche montrent à quel point le niveau de l'eau peut monter haut, condamnant tout accès à la cascade en période de crue. Vous pourrez passer derrière la cascade également mais si vous y allez, vous vous rendrez compte par le nombre de pierres tombées à quel point la falaise est instable...

Le lieu de parking se situe en plein milieu du village de Dorche, en face d'un très ancien moulin.  Un chemin de tracteur à l'Est du village de Dorche vous emmènera en direction de la gorge, jusqu'à un passage sous un pylone électrique. C'est juste après ce pylone, sur la droite que part le semblant de sentier en direction de la cascade. Il faudra le continuer jusqu'à trouver la main courante qui descend au lit de la rivière. La cascade n'est qu'à quelques mètres en bas, sur la droite. 

Si vous souhaitez vous y rendre, il vous faudra :

  • Prévenir le prioriétaire, car il est responsable de tout accident sur sa propriété.
  • Contourner le chateau par l'Est. Un chemin passe entre le chateau et le torrent mais se situe en aplomb de la falaise. Il est bien trop dangereux
  • Ne pas emmener d'enfants en raison du danger omniprésent

 

 

Cascade de Charabotte : Voir en fin d'article une présentation plus poussée du site.  

La cascade de la Charabotte est une chute d'eau haute de plus de 115 m et située dans le massif du Bugey, sur le terrain de la commune de Hauteville-Lompnès dans le Bugey. L'Albarine, cours d'eau principal du Val d'hauteville, prend sa source à Brénod, descend du Val d'Hauteville au Thiou par une cascade appelée Charabotte. Cette cascade comporte 3 sauts de 60, 40 et 15 mètres. 

Elle est la plus haute des cascades de l'Albarine et elle marque le début des gorges de l'Albarine. Ce site est classé depuis 1909 comme monument naturel de caractère artistique. Depuis 2002, les falaises des gorges de l’Albarine sont protégées afin de préserver l’habitat des oiseaux comme le grand corbeau ou le faucon pélerin.

 

Accès par le bas de la cascade :

la cascade de Chabarotte 

• Au moulin de Charabotte, vous franchissez le cours d’eau tout en admirant l’ancienne roue à aubes. Vous pourriez rejoindre le “tramway fantôme” en grimpant au-dessus de la fontaine, au sommet de la petite route. Hélas, les 18 tunnels et la voie en encorbellement rendent dangereuse l’entreprise en raison des chutes de pierres. Il est plus raisonnable de cheminer en rive droite du cours d’eau, en vous enfonçant dans le labyrinthe d’une végétation luxuriante, à partir du petit parking.

• Un bon sentier vous guide jusqu’au pied de la chute d’eau, dont il ne faut guère s’écarter, toujours en raison de ce risque. Mais la progression, faite de montées et de descentes entre les blocs, réserve toujours la surprise d’une vasque scintillante, dissimulée dans un repli de la gorge. Ce lieu paradisiaque est bienvenu un jour de canicule !

• Au pied de la cascade, un tertre fait de terre et de rochers permet de visualiser le bas de la chute par-dessus le feuillage. Les observateurs plus exigeants devront utiliser la route de Hauteville s’ils désirent en contempler l’intégralité. 

Par le haut : En période de moindre débit, on peut traverser le cours d'eau par une passerelle sur le plateau de Hauteville et se rendre à l'aplomb de la cascade. Pour les personnes bien équipés, un tunnel part près du sommet de la cascade dans le "train fantome", une succession de tunnels créés pour une voie ferrée et qui donne une très belle vue sur la cascade et la vallée de l'Albarine. 

 

 

Cascade de Cerveyrieu :

Panneau indicateur sur la D31 (entre Don et la Gare de VIEU), sur la D31 (entre Champdossin et la Gare de Vieu). Le Séran, rivière classée 1ère catégorie pour la pêche à la truite, qui prend sa source sur le Plateau de Retord, précipite ses eaux d'une sorte de reculée rocheuse haute d'une soixantaine de mètres, sur un chaos de rochers détachés de la falaise. Très belle vue sur le Château de la Cascade construit dans les années 1860, sur Artemare, sur le Bugey méridional et sur la Dent du Chat. Parking aménagé.

La cascade de Cerveyrieu se situe dans le village du même nom, juste en bordure de la commune d'Artemare. L'accès y est très simple puisqu'il siffut de prendre une petite route qui quitte la D31 en amont du village. On peut garer son véhicule à proximité d'un pont vert, sous lequel le Séran coule. 

 

Par trois fois le Seran a creusé dans la partie aval du Valromey de petites gorges spectaculaires hélas entrecoupées à chaque fois d'un kilomètre de marche. Les deux premières gorges (Pont à Favre et Thurignin) présentent de petites cascades très sculptées entrecoupées de marmites ou de biefs profonds pouvant être assez longs. Aux cascades de Cerveyrieux, le Seran s'encaisse brutalement entre deux parois par de petites cascades entrecoupées de profondes marmites et se termine par une spectaculaire C60 surplombante dans un cirque majestueux. 

     

       

Cascade de la Fouge près de Cerdon :

La Cluse de Préau se situe sur la commune de Cerdon. Un chemin très large traverse le bois de la St Jean pour aboutir au pied de la cascade de la Fouge. On peut effectuer un circuit complet en passant par Cerdon. En quittant Préau sur la D11 en direction de Chatillon-de-Cornelle, un petit chemin long le lit de la rivière en direction de l'Abbaye d'Epierre. On peut se garer dans le virage suivant, environ 50 mètres plus haut.

 

 

Cascade de pissoir :

Le Bief Ravinet est un petit ruisseau issu du système karstique du Dorvan, un des réseaux sousterrains les plus larges de l'Ain. C'est donc un lieu assez fréquenté par les spéléologues. La promenade proposée ici se déroule en plaine dans la commune de Montferrand. La D60 traverse le village en direction de Cleyzieu. Il faut prendre le premier chemin en terre juste après le passage à niveau. Ce chemin longe la voie ferrée, jusqu'à atteindre un tout petit bâtiment qui correspond à une station de pompage. La randonnée démarre dans le champ qui la suit, pour aller en direction de la falaise de laquelle surgit le ruisseau.

 

Cascades de Clairefontaine et du Niaz, au dessus de Virieu-le-Grand :

Située en amont de Virieu sur la rivière l'Arène, la cascade de Clairefontaine offre un spectacle féérique en hiver lorsqu'elle est émaillée de givre, de stalactites de glace...C'est la cascade de Clairefontaine et la source de l'Arène (la fontaine des amours) qu'a décrit Honoré D'Urfé dans le Sireine, poème de ses amours d'antan.

Pour s'y rendre au départ de Virieu-le-Grand, il suffit de prendre la route qui monte en direction d'Hauteville dans la partie haute du village et de suivre la rivière ainsi que la conduite forcée qui alimentait, jusqu’en 1905, l’usine à perles d’acier de la famille Montfalcon.

Prendre ensuite à droite en direction des anciennes usines à chaux Lourdel transformées plus tard en colonie, traverser un petit pont puis continuer en suivant le cours de la rivière par le sentier qui longe le cours de la rivière jusqu'au pied de la célèbre cascade de Clairefontaine.

 

Cascade de Niaz, égalementen amont du village de Virieu-le-Grand. Cette cascade se situe au dessus de la cascade de Clairefontaine.

 

 

Cascade du trou de la marmite :

Entre Hauteville et le Col de la Rochette, au carrefour avec la route de Cormaranche, les galets entraînés par le ruisseau ont creusé la pierre en forme de cuvette (marmites de géant) .d'ou le nom de trou de la marmite (ou golet della olla).

 

 

 

 

Cascade du Trou de la Marmite

 

 

 

Cascades du Biez des Cruies :

Contrevoz

Ce bel enchaînement de cascades resté longtemps méconnu mérite le détour. Deux cascades en sous bois avec des rappels sur arbres précèdent une partie rocheuse présentant un certain encaissement (chaînes en place). Les dernières cascades sont au contact du pendage quasi vertical.

Diffuculté : TD3 - Dénivelé : 230 m - Longueur : 200 m - Temps de descente : 2h30

 

  Cascade de la Valouse aux Hopitaux 

  Cascade de la Valouse aux Hopitaux 

  photo de Vincent Allard

 

Cascade de Charvieux à Conand

 

 

photo de Vincent Allard

 

Gorges du Bief à la Dame

Le Poizat / Bugey

Ce canyon présente ponctuellement de jolis passages, mais le manque de continuité enlève un peu d'intérêt à cette course du Haut-Bugey. Après un premier enchaînement de cascades s'encaissant sur la fin, la gorge s'évase et la pente devient faible. Une marche en sous-bois agrémentée de deux cascades nous sépare des dernières petites verticales où le travail de l'eau devient plus marqué.

Difficulté : AD2 - Dénivelé : 130m - Longueur : 1 km - Temps de descente : 2 h

 Dernière cascade en goulotte

Cuves du Buizin

Vaux-en-Bugey / Bugey

Les cuves du Buizin constituées de quelques marmites plus ou moins profondes, sont une curiosité visitée par les touristes, mais l'enchaînement des cascades situées au dessus n'en est pas moins intéressant, et rend cette courses en sous bois agréable. Succession de cascades ne dépassant pas 20 m, petits ressauts avec quelques marmites et passages ponctuellement encaissés sont les caractéristiques de cette classique du bas Bugey.

Difficulté : AD1 - Dénivelé : 100 m - Longueur : 600 m - Descente du temps : 2 h - Initiation aux verticales

 

Cascade à la Tuffière :

Sur la commune de la Burbanche, sur la gauche après à la sortie du village en direction d'Ambérieu.

Ce lieu dit vient de la roche qui compose le site: le tuf. le tuf provient d'une réaction de précipitation de carbonate. La réaction est favorisée par les ruisseaux et sources. On parle souvent de tuf calcaire. Le site est magnifique. La roche est friable, pleine de trous,l'eau suinte de partout. Ça vaut le coup d'oeil. Mais attention la montée aux cascades est assez raide. L'eau est utilisée pour faire tourner une micro-centrale électrique.

Photo de Vincent ALLARD

Cascade à la Tuffière

 

Si cet article vous a plû n'hésitez pas à laisser un commentaire.

Vous pouvez également continuer la balade autour du fabuleux site de Charabotte et découvrir l'histoire du train fantôme.

 

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  Balade autour de la cascade de la Charabotte 

      (un hameau situé près de Chaley).

    la cascadede Chabarotte 

la cascade de Chabarotte vue depuis la route de Chaley à Hauteville (115m de chute !) 

 

Charabotte ( moulin )

Moulin de la Charabotte.

 

Il y a fort longtemps, des montagnes entourant ce petit hameau de quelques maisons, jaillissaient de nombreux ruisseaux qui alimentaient l'Albarine. Par temps de grosse pluie, tout était inondé : prés, maisons, routes ... ce qui, bien sûr, désolait les habitants du lieu.

 

Charabotte

Un jour, alors que presque tout était submergé par l'eau, apparut le chat aux bottes de sept lieues. Eh oui, il lui arrivait parfois de traverser notre région au cours de ses voyages ! Et comme chacun le sait, notre chat passait de montagne en montagne sans difficulté. Cependant, notre chat, assuré de franchir son obstacle, glissa car il ne faisait pas toujours attention à ce qu'il faisait et chuta lourdement dans les prés inondés Un vieux paysan, présent lors de l'incident, fit cette réflexion : " Regardez ! L'eau n'a jamais été aussi haute, le chat a de l'eau ras les bottes ! " Et comme on aidait notre fameux chat à se relever de sa mauvaise posture - en ce temps-là, les hommes et les animaux étaient en communication totale -, celui-ci répondit : " Chaque fois que vous serez inondés, appelez-moi, j'enlèverai l'eau avec mes bottes. " Aussitôt dit, aussitôt fait.

 

Charabotte

En reconnaissance, les habitants décidèrent de donner le nom de " Charabotte " au petit village, en souvenir de cette rencontre.

 

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    La cascade de la Charabotte par les tunnels. 

 

 

Il y a plus d'un siècle, un chantier titanesque est entrepris: relier par un "tram" les villes de Tenay et Hauteville. Entre les deux, une falaise impressionnante que l'homme va creuser de ses mains. Ce chantier va connaître maintes vicissitudes qui ne permettront pas la mise en route du tram, mais ses vestiges nous offrent aujourd'hui une promenade insolite et unique 

              
  

A cet endroit nous sommes sur la falaise dans laquelle sont percés les tunnels 100 mètres sous nos pieds et que nous allons traverser peu après.  

Avertissement: Faire très attention au bord des falaises du plateau. Le haut de la cascade de la Charabotte peut être dangereux si l'on cherche à s'en approcher. Prévoir une lampe pour les passages en tunnels. Attention également aux éventuelles chutes de pierre au pied des falaises.

 

 

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Histoire des tunnels et du train fantôme

Le projet date des années 1880, la construction est décidée en 1900 par le Conseil Général de l'Ain et les travaux commencent en 1909. Le projet est contesté par de nombreux Bugistes qui auraient préféré une ligne partant d'Ambérieu et desservant Brénod et Hauteville.

Les travaux vont bon train pendant 1 an (1910) puis ils ralentissent ou s'arrêtent par moments, pour reprendre correctement en 1913, si bien qu'en 1914, il ne reste plus qu'à poser 7 à 8 km de voie à partir d' Hauteville. En effet, l'approvisionnement du chantier et donc son cheminement s'effectue par le plateau. En cette même année, les travaux s'arrêtent de nouveau, alors que les tunnels sont presque tous percés et qu'il ne manque que les tabliers des ponts.

Cependant, en 1916, les rails stockés sont réquisitionnés par l'armée. En 1919, le projet est relancé. Le dernier tunnel est alors percé. De 1920 à 1932, le percement connaît de nombreux problèmes d'infiltration et d'éboulement. Les trajectoires des galeries doivent être modifiées à deux reprises. Trois galeries sont donc creusées.

La surcharge en déblai oblige les entrepreneurs à acheter d'autres terrains pour y stocker les matériaux. A cette occasion, ils s'aperçoivent que tous les terrains sur lesquels le tram a été construit n'ont pas été payés, d'autres en revanche l'ont été deux fois et d'autres encore l'ont été mais sans aucune utilité pour le chantier.

En 1933, la voie est achevée et inaugurée par le passage, sur une partie du tronçon seulement, d'une locomotive et un ou deux wagons occupés par les autorités locales. Par la suite, il est décidé d'électrifier la voie et de mettre des rails plus lourds. Les anciens rails sont démontés, mais le financement pour l'électrification n'a jamais été débloqué.

En 1936, le Conseil Général décide l'abandon de la ligne et son déclassement, qui ne sera effectif qu'en 1951.

Cette voie n'aura jamais vu passer un train chargé de passagers et elle n'aura jamais servi.

Détails techniques : 18 tunnels cumulant 2 665 m dont le plus long se situe sur le haut, à proximité de la cascade de la Charabotte et mesure 557 m.

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Après cette pause nous continuons la descente au cours de laquelle nous passons près d'une petite arche naturelle creusée dans le talus.

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Nous retrouvons bientôt le balisage jaune et rouge du Tour du Valromey que nous quittons presque aussitôt pour prendre un sentier qui descend à droite avant d'arriver vers l'épave d'un antique Renault Dauphine à la sortie de Nantuy.

Nous prenons à droite entre les tas de bois et on ne tarde pas à entendre l'Albarine qui coule en contrebas du sentier et auprès de laquelle nous nous rapprochons progressivement avant d'arriver au sommet de la cascade et à l'entrée du premier tunnel.

La cascade de Charabotte est une succession de 3 chutes qui totalisent 130 mètres de hauteur et que l'on peut admirer depuis la route de Tenay à Hauteville.

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sommet de la cascade de Charabotte
 

Après une petite pause sur les dalles au sommet de la cascade, il faut sortir les lampes frontales et une petite laine pour s'engouffrer dans le premier tunnel...

Faire très attention au bord des falaises du plateau. Le haut de la cascade de la Charabotte peut être dangereux si l'on cherche à s'en approcher. Prévoir une lampe pour les passages en tunnels. Attention également aux éventuelles chutes de pierre au pied des falaises.

 

 

 

 

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La première partie (jusqu'à la traversée d'une petite route) est plaisante mais la suite est plus laborieuse (moins de fréquentation) et le passage au niveau du tunnel bouché se fait en s'aidant d'un cable pour enjamber quelques petits rochers.

Après avoir traversé un pierrier nous rejoignons le sentier parcouru à l'aller au niveau de la première résurgence après quoi il n'y a plus qu'à descendre jusqu'à notre point de départ.

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Autre possibilité de découverte :

  Dans le village de Nantuy passer devant la fontaine et prendre la direction sud-ouest en passant devant les dernières maisons, rester à plat au début sans prendre le sentier qui monte à droite. Le sentier en sous-bois frais nous mène en ¼ d’heure en haut de la cascade Charabotte.

 

Cascade de Charabotte

cette saison , l’eau coule peu, il faut faire attention et ne pas trop s’approcher du bord, une chute de 350 mètres entraîne les eaux de la rivière sur quatre paliers successifs visibles d’un point de vue en face au bord de la route.

 

Ain les Tunnels de Nantuy de la route

Les marmites de géants sont vides et forment un beau balcon pour l’observation.

Aujourd’hui ce sera marmottes à la marmite, ou "soupe de pierres".

 

 

marmitte de géant

 

Dans la falaise nous passons sept tunnels dont le premier, le plus long mesure 557 m.

 

Ain les Tunnels de Nantuy 02

Il faut prévoir lampes torches et frontales pour cette rando.

Après le septième tunnel nous rencontrons une bénévole d’ ITFF en plein travail d’inventaire :

 

 

 

 

 

Ain les Tunnels de Nantuy rail

ce parcours est une mine. Avant de retrouver la route, des vestiges de rails sont encore visibles.

Traverser la route et continuer dans la combe jusqu’à la cote 613. 1 heure de marche depuis Nantuy

Il est possible d’aller voir l’entrée construite d’un autre tunnel, mais notre sentier nous guide vers le nord par une montée raide jusqu’à l’épingle à cheveux de la route (cote 699). Continuer dans la combe fraîche en pente douce plein nord et en haut rejoindre sur la droite vers l’Est le tour de pays du Valromey balisé jaune et rouge890m. le point le plus haut du circuit. Il mène en passant devant des lapiazs au Hameau de La Ragiaz.802m.1 heure depuis la combe.

 

 

 

La Ragiaz se trouve sur un plateau calcaire déjà Jurassien. De belles dalles dressées entourent les champs, ce sont les « Palis ».

 

La Ragiaz

Le lavoir nous offre une ombre bienvenue pour sortir nos repas des sacs.

De La Ragiaz, un sentier plein sud le long d’un champ mène en ¼ d’heure à une intersection. On peut soit rentré par le grand chemin directement à Nantuy, soit comme nous l’avons fait prendre à droite en direction des falaises et traverser le bois de la « Pente aux loups » pour avoir le magnifique point de vue sur le Moulin de Charabotte quelques 350 mètres plus bas.

 

Moulin de Charabotte

Un sentier facile ramène vers l’est le long de la falaise offrant ça et là de belles trouées.

Après une courte descente pendre le sentier de gauche (celui de droite descend raide sur le chemin des tunnels et risque de faire tomber des pierres sur les randonneurs plus bas) pour retrouver par une boucle le grand sentier vers Nantuy-Trépont. 1 heure depuis La Ragiaz.

Sur le chemin de retour en voiture nous longerons l’Albarine dan ses gorges et un peu sur les traces de Roger Vailland où dans sa retraite de « la Grange aux loups », au « Creux de l’Ain » il écrira « Drôle de jeu » avant d’obtenir le Goncourt en 57 avec « La Loi ».

 

Merci à toutes les personnes (photos et articles) qui ont contribués à la réalisation de cet article.

     

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christian 05/08/2016 09:34

merci pour toutes ces infos sur les cascades du Bugey.
J'en avais découvert qq unes ce été et j'en suis à ma 3e visite de Thurignin et de Calirefontaine.
et il y en a donc plein d'autres dont je ne soupçonnais pas l'existence.
excellente nouvelle.
Merci

JL AITA 07/06/2015 22:12

Exilé de Lagnieu à Marseille, comme j'apprécie de revoir le Bugey, charmant et riche, un paradis méconnu. Trés beau site, qui me remplit de sérénité.

Merci.

mimi 08/08/2014 09:17

j'ai également découvert la cascade du pointay sur vos indications précises, il fallait la trouver ! mais hélas nous avons été attaqués par les moustiques, donc aller retour vite fait, juste le temps de prendre quelques photos

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