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Cheignieu-la-Balme, le blog d'un Cheignieulat de coeur.

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Promouvoir le village de Cheignieu-la-Balme, la région du Bugey et le département de l'Ain. Je dédie ce site à mon épouse Sandrine et à mes enfants Alexis et Romain.


Greenpeace s'introduit dans la centrale nucléaire du Bugey

Publié par cheignieulat avant tout

Catégories : #Cheignieu la balme

Greenpeace s'introduit dans la centrale nucléaire du Bugey

 

   

 

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Par lefigaro.fr, Fabrice Nodé-Langlois Mis à jour le 02/05/2012 à 15:18 | publié le 02/05/2012 à 10:05Réactions (315)
Un militant de Greenpeace lâche un fumigène sur le toit d'un réacteur.
Un militant de Greenpeace lâche un fumigène sur le toit d'un réacteur.Crédits photo : LAGAZETA/AFP
 

Un militant a été interpellé lors de son atterrissage après avoir lancé un fumigène lors du survol, pourtant interdit, de la centrale de l'Ain. L'organisation écologiste veut y voir l'illustration de la vulnérabilité des installations nucléaires face à la menace aérienne.

 

Cinq mois après son introduction dans deux centrales nucléaires françaises, Greenpeace a opéré une nouvelle opération coup de poing tôt ce mercredi matin. À 7h40, un militant a réussi à survoler et à atterrir dans la centrale du Bugey (Ain) grâce à un parapente à moteur. Au cours de sa descente, il a pu placer un fumigène sur l'un des toits de la centrale. Le survol d'une centrale nucléaire est interdit dans un rayon de 10 kilomètres et à une hauteur de 1000 mètres.

Le pilote, de nationalité allemande, a été mis en garde à vue pour «infraction au survol d'une centrale nucléaire et pénétration dans le périmètre de sécurité». Ces mesures de sécurité ont fait suite à l'introduction en décembre sur les sites de Cruas (Drôme) et de Nogent-sur-Seine de militants de Greenpeace. Un autre militant français, qui se trouvait à l'extérieur de la centrale, a également été interpellé. Il s'était présenté à l'accueil «pour savoir ce qu'était devenu son camarade», précise la gendarmerie.

 

   

Une opération déjouée la semaine dernière

Lors d'une conférence de presse organisée ultérieurement à Paris, Dominique Minière, le directeur du parc nucléaire d'EDF, a expliqué que le militant, repéré par un maître-chien, a été pris dans un tourbillon provoqué par les tours aéroréfrigérantes de la centrale. «Il a failli s'écraser au sol», a poursuivi le responsable d'EDF. «Un jour ou l'autre, ça se terminera mal, on aura un blessé grave ou un mort et c'est la dernière chose qu'on souhaite», a-t-il ajouté en appelant Greenpeace à cesser ce type d'opérations.

Pour les autorités, l'action de Greenpeace est contre-productive: elle aurait en effet prouvé l'efficacité du système d'alerte. «L'interpellation a eu lieu en huit minutes» après la détection, a souligné le directeur de la centrale. Pour le sous-préfet de l'Ain, cet épisode «a montré une excellente réactivité des services et une parfaite coordination entre l'exploitant, EDF, et les forces de gendarmerie». «Le principal risque, les militants de Greenpeace le prennent pour eux, et ils ne démontrent rien sur la sûreté des centrales», renchérit Dominique Minière.

Le groupe EDF a également affirmé avoir déjoué il y a dix jours une autre opération de Greenpeace qui ciblait les centrales de Gravelines (Nord) et de Chooz (Ardennes). Les militants devaient venir de Belgique. «Nous les avons mis en échec d'intervenir en renforçant nos moyens», a expliqué EDF. Selon le groupe, cette opération était d'une plus grande ampleur que celle de ce mercredi et a pu être déjouée grâce au travail des services de renseignement.

 

   

«Adresser un message aux deux candidats à la présidentielle»

Avec cette action, Greenpeace a souhaité mettre en exergue «la vulnérabilité des sites nucléaires français face à la menace d'une attaque aérienne. Alors que l'Allemagne a pris en compte la chute d'avion dans ses tests de sûreté, la France refuse toujours d'analyser ce risque pour nos centrales», affirme l'ONG sur son site Internet.

«L'objectif de cette action est d'adresser un message aux deux candidats à l'élection présidentielle (Nicolas Sarkozy et François Hollande) qui nient le risque du nucléaire. On voulait illustrer une agression externe, type chute d'avion», a précisé à l'AFP Sophia Majnoni, chargée des questions nucléaires à Greenpeace France.

Pour l'ONG, les centrales du Bugey, de Fessenheim, Gravelines, Dampierre, Balyais, Chinon, Saint-Laurent et Cruas sont «particulièrement vulnérables aux agressions extérieures en raison d'un confinement primaire en béton simple doublé d'une paroi métallique intérieure». Greenpeace s'appuie sur une étude commandée à un expert britannique sur la vulnérabilité des centrales françaises aux chutes d'avion. «La chute d'un avion de ligne sur une centrale nucléaire, jugée peu probable par les autorités de contrôle, n'a jamais été prise en compte ni dans la conception, ni durant l'exploitation de nos installations», affirme l'ONG.

400 millions d'euros pour la sécurisation des centrales

 

De son côté, EDF affirme que des mesures ont été prises depuis le 11 septembre 2001 pour protéger ses réacteurs contre les chutes d'avion. Certaines sont classées secret défense. Le groupe va également consacrer pas moins de 400 millions d'euros dans les trois ans pour renforcer sa sécurité (qu'il convient de distinguer de l'amélioration de la sûreté nucléaire à la suite de Fukushima). Un exemple de mesure: toutes les clôtures détecteront automatiquement les intrusions, ce qui n'est pas le cas actuellement.

Interrogé sur les mesures prises dans les autres pays dotés de parcs nucléaires, Dominique Minière a évoqué les États-Unis où les entreprises privées de sécurité qui surveillent les centrales ont l'autorisation de tirer dès que quelqu'un s'approche d'une clôture. Sans approuver ce «système juridique différent», il a conclu que «en terme de dissuasion, c'est différent».

Ce n'est semble-t-il pas la première fois que Greenpeace survole une installation nucléaire. L'ONG publie en effet une vidéo inédite datée de novembre 2011, où un engin volant filme le centre de retraitement de La Hague sans être inquiété. Pour Greenpeace, il s'agit «d'une autre preuve que rien n'a été fait pour prendre sérieusement en compte la menace d'une attaque aérienne sur les installations nucléaires françaises».

 

       

 

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