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Cheignieu-la-Balme, le blog d'un Cheignieulat de coeur.

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Promouvoir le village de Cheignieu-la-Balme, la région du Bugey et le département de l'Ain. Je dédie ce site à mon épouse Sandrine et à mes enfants Alexis et Romain.


Rossillon...la capitale historique du Bugey...

Publié par cheignieulat avant tout sur 9 Février 2012, 09:24am

Catégories : #Cheignieu la balme

What else... ?

Le savez-vous ? dans la Cluse des Hôpitaux, un petit village, Rossillon, situé à 2 kms de Cheignieu-la-Balme, a joué un rôle majeur dans l’histoire des États de Savoie.

    Cartes Postales Photos Château féodal 1510 ROSSILLON ain (01)

Difficile à concevoir, mais du temps de sa châtellerie, ce village, qui ne compte plus aujourd'hui qu'une centaine d'habitants demeura pourtant pendant longtemps la capitale du Bugey.

La Châtellenie de Rossillon, par son étendue, sa situation stratégique aux marches de la Savoie, et ses nombreuses paroisses, fut effectivement la plus importante du Bugey pendant la période où les seigneurs de La Forest en furent les titulaires (du XIVe siècle au début du XVIe siècle).

La charge de châtelain en Savoie était fort recherchée au Moyen Age et n’était concédée qu’à la première noblesse, en reconnaissance de services rendus à la guerre, à la cour, ou dans les ambassades. Le châtelain rendait la justice, administrait et gouvernait au nom du prince. Ce « mandement » constituait pour le châtelain, outre les gages qu’il recevait, une source de profits divers, et lui conférait de nombreux droits. Par ailleurs, le Châtelain pouvait désigner un vice-Châtelain et continuer d’exercer ses fonctions auprès du Prince.

On put considérer Rossillon comme la capitale du Bugey et son châtelain, ou bailly, comme le plus haut dignitaire de la Province.

Malgré la modestie actuelle du village de Rossillon, on sait qu’il était entouré de fortifications dont il subsiste certains vestiges. En outre, les rôles, ou comptes minutieusement tenus par les châtelains, nous éclairent sur l’importance économique, administrative et juridique du bailliage de Rossillon. À la suite d’un incendie qui détruisit presque entièrement Rossillon, le siège des baillis du Bugey fut transporté à Belley où il resta.

Guillaume II, Seigneur de La Forest, du Châtelard, de la Fenarre en Grèce, fut le premier châtelain de Rossillon, dès 1398. Page du  Comte vert, écuyer du Comte Rouge, chambellan et ambassadeur du duc Amédée VII, c’est lui qui fit reconstruire le choeur de l'église où il fut inhumé en 1440, et bâtir une chapelle latérale, où les armes apparaissent sur la clef de voûte.

Lui succède alors son fils, Jean Ier de La Forest, inhumé en 1466 au tombeau de son père.

C’est lui qui fit ériger la maison forte, siège du bailliage de Rossillon, à l’entrée du village fortifié.

Antoine de La Forest (1445-1499), seigneur de La Barre, gouverneur de Nice – illustre pour avoir sauvé le jeune duc Philibert des mains du « Téméraire » – et son frère Hugues, tous deux fils du précédent, se partageront la châtellenie jusqu’en 1509, date de la mort de Hugues.

Quand François Ier s’empare du Bugey en 1536, c’est encore un La Forest, Philibert, seigneur de La Bâtie d’Albanais, petit-fils de Hugues, qui prête « foi et hommage » au roi de France pour sa châtellenie de Rossillon. À partir de 1550 environ, les offices de châtelain tombèrent en défaveur et furent de moins en moins exercés par la noblesse.

 

Le château de Rossillon ou manoir de La Forest est un château du XIVe siècle situé dans le village de Rossillon (Ain) en région Rhônes-Alpes. Ce château fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 5 septembre 2005.

 

À l’entrée du village, on aperçoit sur la gauche cette demeure du XIVe siècle, construite par la famille de La Forest. Cette bâtisse massive, aux puissants contreforts, a encore belle allure.

 

DSC00235

 

Flanquée d’une tour carrée, elle connut des destins divers, prison au XIXe siècle, puis caserne de gendarmerie à cheval au début du XXe siècle.

Le manoir de La Forest, daté de 1398, est à deux étages desservis par un escalier à vis dans une tour d'escalier ronde. Les pièces, inchangées, ont conservé leurs cheminées et leurs des décors de faux-appareil de pierre.

Le logis forme avec ses dépendances un ensemble en forme de U, il est prolongé sur une de ses extrémités par des bâtiments voûtés. 

Rossillon tour

   

À droite du château, sur une esplanade, se dresse une harmonieuse église, en bon état, restaurée et agrandie à la même époque par les seignieurs de La Forest.

À 100 m au-dessus, surplombant Rossillon et son défilé, on aperçoit un imposant rocher surmonté d’une statue de Vierge, emplacement de l’ancien château, dont il ne reste aucune trace, et qui devait s’apparenter plus à une inconfortable redoute militaire qu’à un logis seigneurial, et fut laissé à l’abandon. 

 

     

 

 

 "Le Château de Rossillon ou Manoir de la Forest".

     

         

Un château qui traverse les siècles à souvent abrité plusieurs fonctions... Du XIVème au XVIème siècle, il est châtellerie ainsi que le siège du Baillage de Rossillon.

     

 

Trémilieu Chateau de Rossillon

 

 Au XIXème siècle la tour carrée que vous voyez servait de prison. Début XXème siècle c'est une caserne de gendarmerie à cheval qui occupe les lieux.

Nous la devons à Jean 1er de la Forest qui la fit construire au XIVème siècle, fils du premier châtelain de Rossillon « Guillaume II Seigneur de la Forest, du Châtelard, de la Fenarre en Grèce qui vivait en 1398.

Il est toujours émouvant de constater qu'elle est toujours dans un état convenable et qu'elle a traversé les siècles avec grandeur.

       

on reconnaît une maison forte par ses soubassements évasés.

Dans l'Ain nous en avons beaucoup.

 

         

 

Face au château de la Forest nous trouvons l'église St. Pierre, qui semble être du XIVème siècle, Guillaume et Jean de la Forest y sont inhumés.

St

Elle a été agrandie à diverses époques par l'adjonction de trois chapelles latérales : la chapelle du rosaire au sud, et celle de la famille de la Forest. Au nord la chapelle Sainte Philomène.

Sur la clef de voute les armoiries de la famille de la Forest.

Rossillon armoiries

Dans le choeur des peintures murales datant probablement du XVème siècle

église

église 2

Dans la chapelle St. Philomène les murs et les plafonds sont recouverts de peintures en trompe l'oeil.

peintures

vitrail

 

rossillon église 9

 

Les photos sont extraites du blog de Manouedith: http://manouedith.canalblog.com/archives/2012/06/07/24444158.html

Je vous conseille également le site de http://bugey-historique.blogspot.fr/

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Le savez-vous ?      

Pour en découvrir encore ...

Rossillon, source d’inspiration pour les peintres et les poètes. Voir mon article sur le sujet. 

ROSSILLON est également réputé notamment pour avoir abrité une colonie de peintres attirés par la beauté de ses paysages comme Henri BIDAULD (Henri Bidauld construisit la maison près de l'ancien passage à niveau de Rossillon et un atelier. Ce peintre fut également maire de Rossillon).
 

Henri BIDAULT ou BIDAULD (1839-1898), artiste peintre,
maire de la commune de Rossillon

« Le Bas Bugey est un de ces lieux de refuge et d'amitié où le cours de la vie ne se hâte point avec trop de fièvre, où il existe encore une fidélité aux sentiments de repos et de méditation » .

Des peintres de l’école lyonnaise des 19ème et 20ème siècles notamment, comme Yvonne Récamier, Appian, Bidault, Dallemagne, et d’autres écrivains ou poètes ont été séduit par la lumière des paysages du Bugey, par ses beautés naturelles : Honoré d’Urfé, Lamartine, Gertrude Stein, Paul Claudel, Roger Vaillant, Guillevic…

De 1850 à 1950, l'Ain assiste au foisonnement de son école de peinture de paysages. En commun avec l'École de Barbizon, ses peintres ( Horace Fonville, Henri Bidault (ou : Bidauld), Léon Dallemagne...) aiment une nature rustique, sauvage et pure. Peignant sur le motif, leurs oeuvres sont souvent panoramiques et évoquent la présence de l'eau, des brumes et du brouillard.

 

Horace Fontville Paysage de l'ain
Horace Fontville "Paysage de l'Ain"

 

 

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