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Cheignieu-la-Balme, le blog d'un Cheignieulat de coeur.

Cheignieu-la-Balme, le blog d'un Cheignieulat de coeur.

Promouvoir le village de Cheignieu-la-Balme, la région du Bugey et le département de l'Ain. Je dédie ce site à mon épouse Sandrine et à mes enfants Alexis et Romain.


L'habitat traditionnel Bugiste

Publié par cheignieulat avant tout sur 1 Janvier 2013, 20:53pm

Catégories : #Cheignieu la balme

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Les traces de l’histoire

Habité dès le Néolithique, le Pays du Bugey s'est enrichi au fil des siècles d'un patrimoine témoin des influences et des sociétés locales. De nombreuses églises romanes ont été bâties comme à Lhuis et à Vieu. A Belley, capitale religieuse du Bugey, la cathédrale St-Jean-Baptiste a été majoritairement reconstruite au XIXe siècle dans le style néogothique, tout en conservant une partie du XVe siècle. Châteaux et places fortes parsèment le territoire en ses points stratégiques, comme la Chartreuse de Pierre Châtel à Virignin, érigée au dessus du défilé naturel du Rhône.

Les habitats bugistes

En pays calcaire, l'habitat traditionnel est naturellement construit en pierre. Les carrières sont nombreuses et le matériau de qualité reconnue. L’habitat traditionnel est typique et varié. Il se distingue par la forme de ses toits : vastes, à deux pans très pentus, ils abritent souvent plusieurs bâtiments. L'occupation des sols varie selon les versants est et ouest du territoire.
Ainsi, les morphologies sont très typées et composent un système concentrique autour de Belley, une trame de petits groupements sans pôle dominant dans le Valromey, un enchaînement nord-sud de Champdor-Hauteville-Lompnès-Cormaranche-Thézilleu, un alignement des bords du Rhône.

Le patrimoine vernaculaire

Chaque village, chaque hameau du Pays du Bugey abrite un four banal, un lavoir ou une fontaine dignes d'intérêts. Bâtis en pierres apparentes du pays, souvent voûtés, les fours à pain sont recouverts de lauzes ou de tuiles écailles. On trouve également les fameux pignons à "redents" qui surplombent la façade. Il existe encore des lavoirs d'époque en pierres et recouverts de toits de tuiles bugistes.

     

 

L'HABITAT TRADITIONNEL BUGISTE 

 

 

 

C’est sans aucun doute lui qui constitue l’élément le plus particulier de l’architecture régionale.

Dans les villages du Bugey, on rencontre deux types d’habitat traditionnel : celui du riche propriétaire foncier et celui du modeste paysan.

La maison du propriétaire est vaste et compte généralement des dépendances disposées autour d’une cour à laquelle on accède par un vaste porche. Bien entendu, ce type d’habitat inclut de nombreuses variantes, depuis la bâtisse à tourelle du 16ème siècle jusqu’à la demeure bourgeoise du 18 ou du 19ème siècle.

 

On peut aussi parler ici des maisons des agriculteurs possédant les plus grands domaines. On y voit des toits à 2 pans ou à croupes qui relient à l’habitation auvents, appentis et communs, pratiquement jusqu’au sol

 

 

La maison du paysan, souvent implantée au bord des vignes, marque le paysage de ces chapelets de petites toitures à deux pans, séparées par des pignons à lauzes.

Parfois minuscules, toujours reliées ou incluses dans une chaîne. Cette formule de construction était essentiellement économique et rapide… 3 murs seulement à monter à chaque prolongement !

 

LES PETITS BATIMENTS

 

Par tradition dans les campagnes bugistes, le pain était la nourriture de base des ménages modestes. Tous les dix jours environ, le pain était préparé avec le levain, pétri à la maison puis cuit au four banal (souvent un par hameau; en trois fournées journalières avec fourniture de fagots pour la chauffe. L’ordre de passage des villageois était déterminé par un tirage au sort Construits dans les temps anciens, leur utilisation a perduré en Bugey jusque dans les années 60. Certaines familles plus fortunées possédaient le leur.

 

On les retrouve sur tout le territoire du Bugey.    

les fours à pain    

Ils ressemblent à une minuscule chapelle.    

Une voûte ouverte pour l’abri et l’abside,

four proprement dit. Le tout recouvert d’un

toit à deux pans.

La plupart sont encore en fonction et

sont célébrés au cours des traditionnelles

fêtes des fours.

 

 

Les Grangeons    

Excentrés… loin dans les paysages…  

Ce sont souvent de petits bâtiments    

très soignés, comportant cheminée    

et balcon. Annexe ou prolongement

du bâtiment principal, ils abritent, tout

au fond des terres, une partie importante

de la vie rurale : pâture, fenaison,

moisson, vendange, chasse…

 

 

Les édifices religieux présents sur le territoire du Bugey ont tous leur intérêt. Tantôt rustiques, monastiques ou même contemporains.

 

Mais toutes s’inscrivent parfaitement dans l’habitat traditionnel qui fait la valeur de la région.

 

 

 

On pourra, par exemple, apercevoir du côté de Bénonces le monastère de la Chartreuse de Portes (lieu privé, ne se visite pas).

On pourra également s’attarder dans l’église de Lhuis dont le chœur roman (12ème siècle) est classé aux Monuments Historiques et qui fut érigée sur un sanctuaire païen gallo-romain (guide de visite disponible à l'Office de Tourisme).

 

On pourra également visiter celle de Lompnaz pour y découvrir son mobilier liturgique contemporain…

 

 

 

PAYS ET PAYSAGE SONT INDISSOCIABLES

Maison vigneronne Bugiste 

Photo hébergement n°G182001 dans L'Ain - Gites de france 

Maisons vigneronnes et belles demeures "bourgeoises à tourelles" (Maison de Vareppe) donnent un caractère particulier à chaque village. En terroir viticole, les habitations sont construites "en chaînes". Leur architecture se distingue par la forme de leur toit à deux pans très inclinés et hachés de pignons à "redents" (pierres calcaires plates ou "lauzes" posées en escalier et servant de coupe feu). 

Maison de Vareppe

 

 

 

CARACTERISTIQUES DE LA MAISON BUGISTE

Les toitures sont l’élément principal qui dessine la silhouette d’un village. Leurs formes sont adaptées à la topographie,à la géographie et au climat. Elles obéissent aussi aux traditions locales.      

Les vues plongeantes sur les toitures,du fait du relief, sont souvent nombreuses.

 

De la rue, l’aspect dominant est la sous-face de l’auvent qui dépasse parfois 2 m de large et sa charpente. Le débord en pignon est très faible.

IMG_9038 

Dans le sud du Bugey, la silhouette caractéristique des habitations est définie par les pignons couverts de lauzes disposées en escaliers (pignons à pas d’oiseaux).  

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Les murs sont construits en moëllons de calcaire issus de carrières locales et scellés au mortier de chaux.

Les pierres d’encadrement des portes et fenêtres ainsi que les chaînages d’angle sont en pierres taillées.

On rencontre dans le Bugey des aspects de façade où la pierre apparaît totalement (murs en pierre de taille), partiellement (murs jointoyés) ou ponctuellement (murs enduits sauf les encadrements d’ouvertures).

Au début du siècle, on dessinait à la fourchette sur les joints des lignes horizontales pour structurer les façades.

Beaucoup de bâtiments anciens, pourtant construits en pierre, doivent être enduits ou traités “à pierre vue” (joints pleins largement beurrés et grattés à fleur de pierre).

On pratique aujourd’hui trop souvent le rejointoiement en creux qui rend les maçonneries perméables et nuit à l’aspect d’ensemble du mur.

L’enduit couvrant à la chaux met en valeur les pierres d’encadrement et de chaînage en relief, qui sont les seules taillées, donc destinées à être vues.

L’enduit “à pierre vue” doit affleurer sans bourrelet ni biseau la surface des pierres d’encadrement.  

La disposition des ouvertures en façade ne respecte pas, le plus souvent, d’axe de symétrie, mais on observe une composition équilibrée.

Les encadrements des ouvertures anciennes sont généralement en pierres.    

Les portes d’entrée des maisons du Bugey présentent une grande diversité de dessins. Les plus simples, les plus anciennes, sont pleines, en planches larges. Si la hauteur de l’ouverture est plus importante, on trouve alors une imposte vitrée à deux ou trois carreaux. Les portes plus récentes sont souvent composées de panneaux cadrés par des baguettes moulurées.

La fenêtre la plus répandue est à trois carreaux par vantail. La menuiserie est fixée environ 17 cm en retrait du nu de la façade. Ceci apporte une lumière maximale, un moindre encombrement lorsqu’elle est ouverte, une perception depuis l’intérieur de l’épaisseur du mur et la possibilité d’installer une tablette.

Les volets sont peu fréquents dans l’architecture ancienne du Bugey. Ils sont apparus essentiellement au XIXe siècle sous la forme de volets pleins ou le plus souvent persiennés.

On trouve spécifiquement à Seyssel des volets persiennés dont le tiers inférieur est constitué de lamelles orientables.

Pour les portes de granges, les pieds-droits sont toujours en pierre de taille. Le linteau peut être soit voûté en anse de panier, en pierres de taille, soit constitué d’une poutre en bois légèrement courbée en “chapeau de gendarme”.

Le portail est fréquemment formé de deux vantaux à poutres apparentes, encadrant un portillon. Des écharpes en diagonales animent parfois les panneaux, en assurant leur rigidité. Les poutres centrales s’encastrent l’une dans l’autre en dessinant un “S”.

 

  porte de grange du Bugey 

 

 

La maison bugiste et généralement composée d' une habitation, d' une grange fermée par une grande porte en bois, et d'une étable (appelée écurie), le tout est couvert par un toit à deux pans ,à forte pente pour éviter que la neige ne s'y amasse en trop grande quantité. Sous le large auvent formé par l' avancée du toit, une plate forme en bois soutenue par un pilier en pierre sert à entreposer le bois de chauffage. C'est le "dreffia". Il est parfois fermé par des planches.

 

 

 

 

La grande porte de la grange est formée de deux vantaux qui encadrent une porte de service. Cette porte centrale s'ouvre en deux partie, le haut étant souvent ouvert pour l'aération, le bas fermé pour empêcher les animaux d'entrer. Les chats ont généralement droit à une chatière pour entrer et sortir à leur guise.

 

 

Dans le Bugey méridional, les toits , en tuiles écailles sont souvent bordés de pignons à redents. Ces "escaliers" en lauze appelés mantelures protégent les murs porteurs de la pluie mais servaient surtout à faciliter l'entretien du toit qui, à l'origine, était en chaume. A cette époque, les pignons à redents servaient également de coupe-feux entre les maisons et facilitaient l'accès pour les pompiers. Une pierre pointue, le Charveyron, couronne le toit.

 

 

 

 

Sur les plateaux d'Hauteville et de retord, on remarquera de grandes fermes isolées. Elles sont couvertes d' un toit en taule à forte pente (pour la neige). Comme souvent en montagne,l'habitation jouxte l'étable au rez de chaussée. La grange est à l'étage (le foin isolait l'habitation pendant les hivers longs et rigoureux à cette altitude). Si la configuration du terrain le permet, l'accès à la grange se fait directement de plein pied (ou à l'aide d'une petite passerelle en pierre ou d'un plan incliné en terre) par l'arrière du bâtiment.

 

 

Chaque village bugiste possède son (ou ses) four banal. Jusqu'au milieu du XXème siècle,chaque famille cuisait son pain une fois par semaine. Abandonnés par la suite, ils sont peu à peu restaurés, comme ici à Meyrieu, Chavoley ou Conand, et servent régulièrement à cuire pain, salées et galettes ou bénéfice des associations locales.

 

 

 

 

 

 

 

Chaque village possède également son lavoir et son abreuvoir, souvent mis en valeur et fleuri par les municipalités comme ici à Ponthieu ou Marignieu.

 

 

On trouve également des "travails" dans de nombreux village (ici à Charvieux). Ce petit édifice en bois servait autrefois à ferrer les boeufs mais aussi les vaches pour éviter que les sentiers caillouteux n'abîment leurs sabots.

 

 

 

 

Vous ne pourrez pas visiter le Bugey sans remarquer de petites construction au coeur de chaque vigne. C'est le "grangeon". Servant à abriter le pressoir et les outils, on y trouve toujours une table, des chaises et ...quelques verres. Pas seulement pour la Saint Vincent, toutes les occasions sont bonnes pour venir y déguster un ramequin accompagné, avec modération, d'un petit blanc du Bugey.

 

 

 

LES MAISONS DE VILLAGE

Accollées les unes aux autres par des pigons mitoyens elles sont construites sur un plan rectangulaire, dont le petit côté donne sur la rue principale.Leurs caractéristiques importantes sont:

  1. Dreffia important supporté par une colonne en pierre taillée.
  2. Grande profondeur du bâtiment.
  3. Regroupement des ouvertures d'habitation côté rue.

 

Intérieur de la maison bugiste 

 

 

MAISON DE VILLAGE
MAISON DE VILLAGE
 

LES FERMES ISOLEES

Elles sont bâties le plus souvent sur un plan carré.

Leurs caractéristiques sont les suivantes:

  1. Prédominance et simplicite du toit avec faible débord de toiture.
  2. Ouvertures d'habitation en pignon, toujours plus hautes que larges, de taille différentes mais axées les unes par rapport aux autres .
  3. Ouverture de la grange et des écuries protégés par un important décroché de façade avec un ou plusieurs dreffia.
  4. Ouvertures petites mais nombreuses, chacune répondant à une destination précise.
  5. En revanche taille importante de la grange.
FERME ISOLEE
FERME ISOLEE

LES FERMES ISOLEES,(variante).

Ces bâtiments possèdent les mêmes caractéristiques que le type ci-avant, mais la porte de grange est ouverte sur le pigon pour accéder directement au grenier à foin en utilisant la déclivité du terrain. La porte de grange est protégée par un débord de toiture important ou un auvent.

FERME ISOLEE (variante)
FERME ISOLEE (variante)

 

 

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GUYONNET P-E 12/07/2016 12:28

Excellent . Je reviendrai vers vous prochainement . Cordialement. Guyonnet

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