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Cheignieu-la-Balme, le blog d'un Cheignieulat de coeur.

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Promouvoir le village de Cheignieu-la-Balme, la région du Bugey et le département de l'Ain. Je dédie ce site à mon épouse Sandrine et à mes enfants Alexis et Romain.


La grotte des Hoteaux à Rossillon

Publié par cheignieulat avant tout sur 8 Avril 2012, 18:14pm

Catégories : #Cheignieu la balme

 

     
Grotte des Hoteaux
Coordonnées 45° 50′ 17″ Nord
5° 35′ 12″ Est
/ 45.838056, 5.586528
Pays Drapeau de France France
Région Rhône-Alpes
Ain
Localité voisine Rossillon
 

Géolocalisation sur la carte : Ain

(Voir situation sur carte : Ain)
Grotte des Hoteaux

 

 

La grotte des Hoteaux est un site préhistorique français situé sur la commune de Rossillon, dans le département de l'Ain. Ce gisement du Paléolithique supérieur a livré l'une des premières sépultures de cette époque ainsi qu'une industrie lithique et osseuse datant du Magdalénien. La grotte des Hoteaux est zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique de type I.

     

Géographie et contexte géologique

La grotte est située sur la commune de Rossillon, sur la rive gauche du Furans, dans la cluse des Hôpitaux, Il s'agit d'un abri sous roche, prolongé par une terrasse, au pied d'une falaise calcaire difficile d'accès.

Découverte et fouilles

La grotte a été découverte en 1894 par l'abbé de Saint Rambert en Bugey, Joseph Tournier et Charles Guillon, un archéologue et collectionneur de Bourg-en-Bresse.

 

             
Crâne d'adolescent magdalénien découvert en 1894 par l'abbé Joseph Tournier et Charles Guillon dans la grotte des Hoteaux.

 

 

 

 

En 1894, leurs fouilles mettent à jour neuf foyers correspondant chacun à un âge d'occupation (deux néolithiques, sept mésolithiques et magdaléniens). Un squelette presque intact d'adolescent magdalénien est découvert reposant sur un lit d'ocre, dans le 6ème foyer. On découvre aussi autour de la sépulture un bâton de commandement de 24 cm en bois de renne, un couteau, une lame, une dent de renne percée, une pointe de lance et des silex taillés.

Sur le bâton de commandement est gravée une tête de renne, « le cerf bramant », véritable joyau de l'art Magdalénien.Il est lui aussi imprégné de l'ocre rouge recouvrant les ossements.

Le squelette, déposé depuis 1894 au musée de Brou, à Bourg-en Bresse, n'a été que très peu étudié. Il a été identifié comme féminin dans le « Catalogue des Hommes Fossiles » d'Henri-Victor Vallois, mais reste fortement supposé masculin par une majorité de chercheurs.

Cependant, la sépulture quaternaire est à l'origine de vives querelles entre les archéologues Gabriel de Mortillet et Ernest d'Acy

.

             
Squelette de hyène des cavernes.

La Société d'Histoire Naturelle de l'Ain, dépêchée par les chercheurs, ayant constaté la virginité des lieux et l'absence de traces de remaniement, Gabriel de Mortillet s'attache à prouver l'inexactitude de l'âge de la sépulture donné par de d'Acy, en raison des erreurs de datation effectuées sur les diverses coupes et de la position du squelette dans la coupe[1]. On retrouvera le même sujet de controverse concernant la grotte de la Colombière, à Neuville sur Ain.


En 1951, le paléontologue Henri-Victor Vallois tente une reconstruction du crâne des Hoteaux mais à la fin des années 1960, ce crâne va disparaître et ne sera jamais retrouvé.

La grotte est de nouveau fouillée[2],[3] en 1951 et on reprend l'étude du matériel lithique et des ossements d'animaux, identifiés comme hyène des cavernes, renne, marmotte, cerf, bouquetin et sanglier. Une étude statigraphique est également réalisée.

 

 

     

  Tête de cerf gravé sur bâton percé

 

 

(Grotte des Hoteaux, Rossillon, Ain)

 

Ce dessin de cervidé dit "le cerf bramant" est considéré comme un des joyaux de l'art magdalénien. Cette représentation, exécutée sur un bâton à trou en bois de renne, permet de saisir d'après J. Combier "l'habileté confondante, dans leurs tracés miniaturisés, des derniers pratiquants de l'art magdalénien".     

        Bulletins et Mémoires de la Société d'Anthropologie de Paris, séance du 6 juin 1895. 

 

 

 

 

     

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