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Cheignieu-la-Balme, le blog d'un Cheignieulat de coeur.

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Promouvoir le village de Cheignieu-la-Balme, la région du Bugey et le département de l'Ain. Je dédie ce site à mon épouse Sandrine et à mes enfants Alexis et Romain.


Le retour du Loup dans le Bugey

Publié par cheignieulat avant tout sur 8 Mai 2012, 09:53am

Catégories : #Cheignieu la balme

  Le retour du Loup dans le Bugey

 

 

 

 

 

 

 

 

■ BOURG-EN-BRESSE - ACTUALITÉS Jeudi 5 Avril 2012 à 07:30  
Un loup photographié dans l'Ain - © Office national de la Chasse
L'animal été photographié il y a 2 semaines dans le secteur de Mijoux.
                   
 
Un cliché pris grâce à la fédération de chasse de l'Ain qui avait placé une quinzaine de pièges photographiques dans le département pour suivre, au départ, le lynx.

La réapparition du loup dans le département provoque l'inquiétude des éleveurs de moutons comme l'explique Michel Joux, est président de la FDSEA et responsable de la coopératives des bergers réunis de l'Ain.

                   


De son coté la fédération Rhône-Alpes de protection de la nature a bien conscience de l'inquiétude des éleveurs, mais le retour de l'animal dans le département est une bonne chose comme l'explique Manuela Arrot, la spécialiste du loup à la FRAPNA.

                   


Un seul loup a été photographié, pour l'instant personne ne sait où il se trouve et s'il est toujours ou non dans le département.

 

 

Le loup dans l'ain

 

 


Disparu du département depuis 1950, le canidé serait réapparu sur la commune d'Hotonnes où des brebis ont été tuées. Pour l'instant, les services de l'Etat ne le confirment pas encore. Des naturalistes de la FRAPNA, sur le terrain, s'attachent à rechercher des traces qui puissent permettre de trancher.

Des analyses réalisées par le laboratoire de biologie de l'Institut d'Ecologie de Lausanne concluent que les excréments proviennent d'un loup (canis lupus) appartenant, comme dans l'arc alpin français, à la lignée italienne. A l'heure actuelle, un seul animal sévirait dans la moyenne montagne de l'Ain. Pour les responsables de la faune sauvage à la direction départementale de l'agriculture (DDA) de l'Ain, comme à la fédération Rhône-Alpes de protection de la nature (FRAPNA), il ne semble pas faire de doute que le loup est arrivé par colonisation naturelle.

Les défenseurs de la nature demandent la mise en place très rapide de mesures d'accompagnement efficaces pour les éleveurs. Ils veulent croire que, tout comme le lynx, "tout s'apaisera avec le temps et que le dialogue, l'éducation du public, les mesures d'accompagnement permettront de jeter les bases d'une compatibilité entre les hommes, les activités agro-économiques et la nature" (synthèse d'articles : La Voix de l'Ain, le Jura Agricole, la Frapna).

L'arrivée de l'ours dans les Pyrénées a été douloureuse et a déclenché une vive polémique.
Le loup est un animal protégé faisant partie de notre patrimoine et on peut comprendre la détresse de certains éleveurs face aux dégâts. Le loup, animal majestueux, trouvera-t-il sa place dans un biotope trop petit ?

Fascinant, inquiétant, mythologique, le loup ne laissera personne indifférent. Faut-il lui coller l'étiquette de nuisible et l'éradiquer, ou agir avec mesure et discernement pour éviter, comme trop souvent, la disparition d'une espèce avec une incidence catastrophique irrévocable au sein de la chaîne écologique (dont la vie propre de l'homme dépend) : extermination des singes en Afrique, déforestation en Amazonie… le débat est lancé.


Pourquoi le nom JAPPALOUP?

En France et notamment dans l'Ain où l'on chassait le loup avec des pièges, beaucoup de lieux-dits ont été composés avec le mot "loup": "la grange aux loups", "buisson aux loups", "poirier loup", "loup pendu", "barbeloup". Il est fort probable que ces lieux aient été baptisés ainsi à cause de la présence de l'animal aux siècles passés. Le Jappaloup, lui, est un sommet culminant au dessus du gîte, à 931 mètres. On peut imaginer qu'à cet endroit précis, le loup venait déchirer la nuit avec son jappement si particulier…

 

    Mardi 19 mai 2009 à 16h24

    L’Ain, le loups et l’ours

 Les XVIIIe et XIXe siècles dans l'Ain, outre une expansion économique et industrielle, sont marqués par la volonté de l'homme de modeler la nature à ses désirs. Malgré les guerres et les mouvements migratoires dans l'Ain, le taux de natalité de 1801 est meilleur qu’en 1789 bien que le Pays de Gex soit démembré du département. A ce facteur démographique, se joint un facteur technologique non négligeable notamment en matière agricole où la Société d'Emulation de Bourg s'est spécialisée depuis 1755. A coté de ces nouvelles technologies agraires, la proto industrie prend de l'ampleur dans le Bugey à partir de la seconde moitié du XVIIIe siècle, avec l'exploitation des forêts et des cours d'eau. De ces faits, la surface agricole augmente restreint les terres sauvages du département et leurs habitants. Ce recul entraîne une confrontation inévitable entre l'homme colonisateur de terres vierges et les animaux, notamment les ours et les loups, habitants des zones montagneuses et forestières du département, ce qui entraîne des pertes de part et d'autres.

Les loups et les ours s'attaquent plus facilement à l'homme et ses "avatars" : chiens, moutons, brebis, vaches. Ces attaques entraînent une réaction humaine de défense. La peur et l'incompréhension liées à la haine de celui qui attaque les biens personnifient ces animaux dans le panthéon des horreurs.

La chasse de ces animaux, alors aristocratiques, devient à partir du 4 août 1789, une chasse individuelle qui oppose un homme à la bête. Mais, sous le Directoire, devant la recrudescence des loups, une loi est prise, le 10 messidor an V, qui consacre leur destruction et encourage la chasse individuelle et spontanée. Un système de prime très intéressante est mis en place : la mort d'un loup enragé ayant attaqué un humain est payée 150 francs. Afin de toucher la prime, le chasseur doit faire constater par l'agent municipal de sa commune le décès de la bête par la présentation du cadavre. La chasse individuelle se fait le plus souvent à la traque par un individu armé d'un fusil. Alors que la Révolution avait systématisé la prime d'encouragement au loup tué, l'administration impériale suspend cette pratique. Ces chasses laissent la place durant l'hiver 1807/1808 aux battus avec la découverte en 1806 de la contagion de la rage par les loups et sa vérification en 1807 à la Société d'Emulation de l'Ain Bourg. Sous le 1er Empire, la chasse, nécessaire à l'expansion humaine, est organisée de manière rationnelle. Dans l'Ain, les battues impériales ont la particularité de ne plus être comme sous l'Ancien-Régime la réquisition d'hommes armés, elles font désormais parties de l'obligation de la Garde Nationale Sédentaire. Le 1er Empire est la période d'intensification militaire de la chasse aux loups et aux ours : sur 29 battues organisées de l'an II à 1844, 12 se passent en 1808 et 26 concernent les loups.

Toutefois, le système de battue à ses limites, car il mobilise beaucoup d’homes et coûte cher sans rapporter beaucoup : sur 18 battues organisées de l'an II à 1808, seulement douze loups sont déclarés tués.

Jérôme Croyet

docteur en histoire

collaborateur au magazine Napoléon 1er et à la revue Soldats Napoléoniens

président fondateur de la SEHRI

Découverte d'un loup mort dans l'Ain

 

  Dans un communiqué, la préfecture de l’Ain annonce que le cadavre d’un loup (Canis lupus) gisant en bordure de la chaussée de la RD 1005, sur la commune de Péron (lieu dit « sortie de Grény »), a été signalé vendredi 15 mai à la gendarmerie de Saint-Genis-Pouilly.

Dépêchés sur place, le Lieutenant de louveterie de la circonscription et les agents du service départemental de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) ont procédé à l’évacuation de l’animal et à son transfert au laboratoire vétérinaire de Bourg-en-Bresse pour identification et examens complémentaires. Ceux-ci ont fait apparaître que la mort était due à une collision avec un véhicule (hémorragie).

La présence du loup dans le département avait pu être vérifiée en 2003, suite à plusieurs prédations
sur des troupeaux de moutons confirmées par des analyses génétiques de fèces récoltés sur site.
La présence de l’espèce s’est faite discrète en 2004, avec une observation de traces dans la neige
et une observation visuelle classées probables par l’ONCFS, puis en 2005, où des brebis avaient été
retrouvées mortes sur les communes de Torcieu et de Labalme et où les expertises n’avaient pas exclu une responsabilité du loup.

L’animal découvert vendredi dernier est un mâle subadulte isolé qui était à cette période de l’année
vraisemblablement en phase de prospection de territoire après s’être séparé de sa meute.
Des mesures de prévention ont été mises en place dès 2004 sur les unités d’élevage ovins qui en
ont fait la demande et qui sont susceptibles d’être directement confrontés à des problèmes de prédations. Il s’agit selon les cas d’assurer le gardiennage des troupeaux grâce à la mise en place de « parc de regroupement mobile électrifié, « de chien de protection », le cas échéant par l’emploi des aides bergers.
Aucune attaque d’animaux n’a été repérée ces tout derniers mois dans l’Ain.

Le loup dans l’Ain, le point de la situation

Depuis les attaques de troupeaux, les observations visuelles et les analyses génétiques relevées en 2003, les indices de présence du loup dans le département ont été rares. Une trace en février 2004, puis une observation visuelle réalisée en tombée de nuit en octobre 2004, toutes deux classées « probables », sont relevées. Tout récemment, un nouveau constat le 16 mars 2005 est classé «responsabilité du loup non écartée » sur le commune de Torcieu près d’Ambérieu en Bugey. Des amas de poils ont été trouvés par l’éleveur dans la même période mais à plus de 500 m du lieu de l’attaque. Ils sont en cours d’analyse au laboratoire agréé de Grenoble.

Enfin, une patte de canidé en état de décomposition a été trouvée fin février sur la commune de Divonne les Bains, près de Genève, pour laquelle l’analyse génétique a révélé qu’elle appartenait à un chien.

Face à cette situation, le réseau de correspondants déjà bien rodé sur la problématique du lynx, se met progressivement à jour pour la problématique Loup (1ère session de formation en avril 2005 en Savoie) et s’est enrichi d’une dizaine de nouveaux correspondants.

Parallèlement, la DDAF a investi le champ des mesures de préventions à mettre en oeuvre en concertation étroite avec la profession agricole et les éleveurs concernés. Ainsi, dispositifs d’effarouchement et parc mobiles sont à disposition des éleveurs en cas d’urgence. La mesure d'aide à la prévention des troupeaux contre les grands prédateurs (mesure t) est déployée dans le département avec l’appui d’une technicienne spécialisée dans les mesures de prévention (C. Bornerand, DDAF 73), avec en 2004, deux contrats en cercle 1 avec gardiennage, et un contrat en cercle 2 avec chiens de protection. En 2005, un nouveau dossier en cercle 2 s’ajoute aux précédents. Ce sont 8 nouveaux chiens de protections et deux aides bergers qui seront mobilisés cette année dans l’Ain.

Un cadre de concertation départemental fonctionne depuis une quinzaine d'années pour gérer les conséquences liées à la présence du lynx. Avec l'arrivée du loup, il est apparu nécessaire de le formaliser en créant par arrêté préfectoral les instances suivantes :

  • un comité départemental qui participe à la préparation d'une politique de gestion de la population de grands prédateurs et de prévention de leurs dégâts,
  • un groupe restreint d'évaluation des dégâts causés aux élevages.

En conclusion, bien que relativement discret depuis son arrivée tonitruante en 2003, tout porte à croire que le loup est présent ou de passage régulier dans le département. La conjonction de cette discrétion et de la mise en oeuvre de la mesure t a permis la poursuite de relations constructives avec la profession agricole sur ce sujet difficile. Mais les conditions d’une coexistence techniquement et économiquement viable entre ce prédateur et l’élevage ovin jurassien restent à inventer.

 

 

 

ATTAQUES DE LOUP DANS LE DEPARTEMENT DE L'AIN - Octobre 2003

 

Dans le Valromey, durant l'été, 40 brebis ont été tuées sur la commune de Hotonnes, à 1100 mètres d'altitude. D'autres attaques ont eu lieu au cours du mois de septembre. Au total, 69 brebis ont été perdues.

 

Dans un premier temps, la préfecture de l'Ain explique, dans un rapport intitulé "l'hypothèse de la présence du loup dans l'Ain à l'étude", que l'action du lynx est exclue et que "les analyses génétiques effectuées ont permis de conclure à l'action d'un grand canidé, chien errant ou loup". Courant du mois d'octobre, des opérations d'identification plus poussées du prédateur ont été effectuées par le laboratoire de biologie de l'Institut d'Ecologie de Lausanne, à partir de l'analyse d'un excrément prélevé à proximité des cadavres. Ces analyses concluent que l'excrément appartient à un loup mâle de lignée italienne, comme les autres loups présents dans l'arc alpin. Pour l'éleveur touchée, la première conséquence de ce constat est que les bêtes tuées pourront être indemnisées dans les délais les plus brefs possibles. La préfecture de l'Ain a donc officiellement confirmé, le 24 octobre 2003, la présence d'un loup dans le secteur du Haut-Bugey.

 

Plus récemment, depuis le début du mois de septembre, 4 observations visuelles d'un loup ont été réalisées dans le secteur de moyenne montagne du Haut-Bugey (Ain) par un garde-chasse, un gendarme, un éleveur et un membre de la Direction Départementale de l'Agriculture.

 

Comme il fallait s'y attendre, le président du syndicat ovin de l'Ain a dénoncé, vendredi 26 septembre lors d'un point presse à Bourg-en-Bresse, "le retour du loup dans l'Ain" et il a dénoncé "la carrence des pouvoir public". Par ailleurs (et sans aucune preuve), il a affirmé que le loup aperçu dans l'Ain n'est pas le produit "d'une continuité de colonisation" venue des Alpes, mais bien un loup errant lâché volontairement.

 

A la demande du préfet de l'Ain, cette première apparition du loup dans le massif jurassien sera examinée par le Ministère de l'Ecologie et du Développement Durable, afin de prendre toutes les mesures éventuelles pour y faire face. Déjà, avec l'arrivée des premières neiges dans les prochains mois, les agents de l'ONCFS, de l'ONF, de la DDAF, ainsi que les lieutenants des louveterie devront exercer une vigilance particulière afin de déterminer si le loup est toujours présent dans le Haut-Bugey ou s'il ne s'agissait que d'une incursion temporaire et momentanée.

 

     

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Le loup arrive

Venu d'Italie via le Mercantour, séjournant dans l'Ain et en Suisse proche, le loup colonise de nouveaux territoires. Son arrivée en Franche-Comté est certaine.

 

BESANÇON.

En annonçant publiquement que le loup arrive en Franche-Comté, qu'il y est peut-être déjà passé, Emmanuel Cretin sait qu'il va susciter interrogations irritées et réactions plus ou moins exacerbées.

   

Ce biologiste, spécialiste d'aménagement du territoire et environnement rural, est membre de la mission loup au plan national et correspondant en la matière de France Nature Environnement au sein du groupe naturaliste de Franche-Comté. « Contrairement à l'ours réintroduit dans les Pyrénées, le loup re-colonise naturellement des territoires, il n'a été ni lâché ni réintroduit. Les loups réapparus en France viennent des Appenins en Italie. Ils sont arrivés en Mercantour en 1992 puis ont colonisé une partie du massif alpin. On estime à 70 ou 80 le nombre d'individus installés, parfois en meutes, en France », souligne Emmanuel Cretin.

 

Dans le bas Bugey

Aujourd'hui, le loup est réellement de retour dans le massif jurassien. Sa présence a été formellement détectée dans le Bugey (Ain) et dans l'arc jurassien central, ici et là dans les cantons suisses de Neuchâtel, Vaud et du Jura. Sa présence attestée ne signifie pourtant pas que le loup est installé durablement dans tel ou tel secteur géographique. « Il y a des zones de présence permanente comme le Mercantour, la Vésubie ou le Vercors et les zones de présence temporaire où il a été vu une fois. Un loup de souche italienne a attaqué des brebis dans le bas Bugey à l'été 2003. Le loup a franchi la vallée du Rhône, il a déjà dû transiter par la région, on se souvient du loup tué dans les Vosges en 1994 ».

 

Emmanuel Cretin croit profitable de prévenir : « Cela risque d'être conflictuel avec les chasseurs, les agriculteurs et le monde rural, il faut donc anticiper. Il y a peu d'élevages ovins dans la région. Reste à savoir le comportement du loup face à des enclos de génisses ou de poulains. Le loup est un animal opportuniste qui s'adapte, tout dépend de la géographie et de la disponibilité en gibier. Il répond à la loi du moindre effort, capture ce qui lui coûte le moins et lui rapporte le plus au plan énergétique. Ici, on a beaucoup de chevreuils et sangliers auxquels il peut s'attaquer. Le prédateur ne tue jamais plus qu'il n'en a besoin. Parfois, il peut tuer plusieurs bêtes en cas de troupeau de moutons affolés, courant, se jetant dans un précipice. Un loup adulte a besoin de 4 à 6 kg de viande par jour, plus en cas de jeunes à nourrir », indique Emmanuel Cretin.

 

Agriculteurs et chasseurs

Si la France a éradiqué ses grands prédateurs depuis la fin du XIXe siècle, l'Espagne et l'Italie ont continué à vivre avec les loups. « La cohabitation entre le pastoralisme et les grands prédateurs est possible mais des pratiques agricoles sont à changer. Les éleveurs italiens ou espagnols sont stupéfaits d'apprendre que les troupeaux ovins alpins n'étaient, jusqu'à récemment, ni gardés ni rassemblés le soir. Les chasseurs ne sont plus habitués à la présence de grands prédateurs. Eux qui se sont faits gestionnaires de l'espace, comment prendront-ils l'arrivée d'un nouveau prédateur pouvant jouer un rôle de régulation des ongulés sauvages ? », s'interroge le naturaliste.

 

Si la présence du loup complète la chaîne alimentaire, seuls les ruraux en subiront les effets éventuels face à des citadins qui ont souvent une vision angélique ou sentimentale de la nature et de la faune. Plusieurs facteurs sont en tout cas favorables au retour du loup, l'exode rural, la déprise agricole, l'avancée de la forêt et les pullulations de gibier.

 

 

 

LE RETOUR DU LOUP DANS LE MASSIF DU JURA

 

Après la reconquête des Alpes au début des années 1990 et celle des Pyrénées à la fin des années 1990, la présence du loup est officiellement avérée dans le massif jurassien en 2003. Depuis cette date, quelques preuves de présence ponctuelle de l'espèce ont été découvertes, mais à ce jour, le loup n'est toujours pas clairement installé dans le massif.

 

Voici quelques éléments chronologiques de son retour dans le Jura français :

 

  • 2003 à 2005 : Présence avérée d'un loup dans le Haut-Bugey (Ain), à l'extrémité sud de l'Arc jurassien

 

Après plusieurs attaques d'un "grand canidé" de juin à septembre 2003, ayant causé la mort de 69 brebis dans le Valromey (Est de l'Ain), des opérations d'identification plus poussées du prédateur ont été effectuées par le laboratoire de biologie de l'Institut d'Ecologie de Lausanne, à partir de l'analyse d'un excrément prélevé à proximité des cadavres. L'excrément appartient à un loup mâle de lignée italienne. Par ailleurs, au cours du mois de septembre 2003, plusieurs observations visuelles de loup seront effectuées dans le Haut-Bugey. Pour plus de renseignements, voir l'Actualité : Attaques de loup dans le département de l'Ain.

 

Un peu plus tard, en octobre 2003, un prédateur a attaqué à deux reprises toujours dans le département de l'Ain, mais 30 kilomètres plus à l'ouest cette fois, dans le Revermont, plus précisément dans les basses vallées de Suran et de l'Ain (commune de Neuville-sur-Ain). Les analyses génétiques d'un excrément récolté à proximité prouvèrent une nouvelle fois que l'auteur de ces attaques était un loup mâle de lignée italienne. Pour plus de renseignements, voir l'Actualité : Nouveaux indices de présence dans l'Ain.

 

Paysage forestier du Haut Jura.

Photo : © Serge Montagnon - http://www.imagesnature.fr - http://www.declicnature.fr/

 

Plus tard, les comparaisons entre les deux échantillons montrèrent qu'il s'agissait du même individu. Officiellement donc, à la fin de l'année 2003, un loup mâle est présent dans le massif du Haut-Bugey (Ain). Par ailleurs, la formation rapide de 12 correspondants par le Réseau Loup a permis de recueillir 4 données, concernant un individu, dans le Valromey durant l'hiver 2003/2004. Alors qu'aucun indice de présence du loup n'a été relevé au cours du printemps et de l'été 2004, une observation jugée "probable" par le Réseau Loup a été effectué le 25 octobre 2004, sur la commune de Petit-Abergement, dans le Valromey.

 

Enfin, durant l'hiver 2004/2005, une observation de 2 loups, jugée "probable" par le Réseau, a été réalisée en janvier sur la commune de Conzieu (Bas Bugey), tandis qu'un nouveau constat, réalisé le 16 mars 2005, a été classé "responsabilité du loup non écartée" sur le commune de Torcieu.

 

L'espèce serait donc toujours présente dans le département de l'Ain à la fin de l'hiver 2004/2005, plus d'un an après la confirmation de sa présence. Mais par la suite, les indices de présence se font plus rares et surtout, aucun n'a plus être confirmé.

 

  • Mai 2009 : Un jeune mâle tué par une voiture dans l'Ain

 

Dans la nuit du jeudi 14 à vendredi 15 mai 2009, un loup est percuté par un véhicule dans le pays de Gex (Ain), sur la commune de Péron, au pied de la haute chaîne du Jura. Après analyse génétique, il s'avère qu'il s'agit d'un individu identifié durant l'automne 2008 sur le territoire de la meute des Glières (Haute-Savoie). Il s'agit donc d'un individu en dispersion, qui n'était vraisemblablement pas encore installé dans le massif. Pour plus de renseignements, voir l'Actualité : Un loup tué par une voiture dans l'Ain.

 

  • Depuis 2007 : Des attaques éparses non exclues dans le Haut-Jura français

 

Dans le Haut-Jura français, de 2004 à 2007, quelques observations visuelles d'un à 2 animaux ont été réalisées et quelques indices de présence relevés, mais aucun n'a pu être validée, permettant ainsi de prouver la présence du prédateur dans ces forêts du Haut-Jura. Toutefois, l'abattage d'un loup mâle d'origine italienne dans le massif des Vosges, en décembre 1994, prouve qu'au moins un individu a traversé le massif dans un passé plus ou moins récent.

 

Mais depuis 2007, trois attaques pour lesquelles la responsabilité du loup n’est pas exclue ont été enregistrées dans le département du Jura :

 

  • la première sur la commune de Grande Rivière en juin 2007, qualifiée en "forte probabilité sans certitude",
  • la deuxième sur la commune de Larrivoire en décembre 2007, qualifiée en "loup non exclu"
  • la dernière sur la commune des Rousses en juin 2009, qualifiée en "loup possible".

 

Dans le même temps, quinze fiches de signalement portant sur des observations visuelles ou des relevés d’indices sont parvenues au Réseau Loup de l'ONCFS en 2007-2008 mais sans confirmation possible. Quatre fiches ont été établies en 2009, ainsi que quatre analyses génétiques qui n'ont malheureusement rien donné.

 

A noter qu'en janvier 2010, une piste probable de 2 individus est relevée sur la commune des Bouchoux (Jura), attestant de la présence de l'espèce, qui plus est de plusieurs individus, dans le massif. Malheureusement, aucun nouvel indice n'est venu étayer cette donnée. (Source : QDN n°23 (Juillet 2010) - Bulletin d'Information du Réseau Loup - ONCFS).

 

  • Juin 2011 : Une photo d'un individu dans le Haut Doubs

 

En juin 2011, suite à 2 attaques sur un troupeau, un piège photographique est installé près d'une victime sur la commune de Septfontaine (Doubs). Rapidement, un loup est photographié. Il s'agit du premier indice certain dans la partie nord du massif jurassien. Pour plus de renseignements, voir l'Actualité : Un loup dans le Haut Doubs !

 

Retour du loup en France

Le loup est bien passé par le Revermont

mercredi 17 décembre 2003, par Olivier Leroy

Fin octobre c’est bien un loup qui a attaqué un troupeau à la limite de la vallée du Suran et de la basse vallée de l’Ain à Neuville-sur-Ain. Après un premier carnage cet été dans le Valromey, cette annonce relance la polémique sur la présence du loup dans l’Ain. Surtout s’il s’avérait que les deux loups identifiés par leurs excréments ne font pas qu’un.

On s’en doutait, cette fois, c’est officiel : la « bête » qui à la fin du mois d’octobre a attaqué un troupeau de brebis à deux reprises au hameau de Résignel dans l’axe de la basse vallée du Suran sur la commune de Neuville-sur-Ain était bien un loup -voir nos éditions du 9 novembre-. Après la perte au début de l’été par un éleveur des Plans d’Hotonnes dans le Valromey de soixante-neuf ovins, attaqués déjà par un loup de la lignée italienne, cette annonce va une nouvelle fois relancer le débat sur la présence du carnivore dans la région.

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Car l’annonce hier soir par les services de la préfecture est formelle et fait suite aux analyses d’excréments pratiqués par un laboratoire de biologie de l’institut d’écologie de Lauzanne : le prédateur est bien un loup. Comme à Hotonnes, comme à Outriaz probablement où un veau a été dévoré, cette fois, cette présence à moins de trente kilomètres de Bourg-en-Bresse, à une dizaine à vol d’oiseau d’Ambérieu-en-Bugey risque de faire monter la pression d’un cran entre les éleveurs qui demandent la suppression pure et simple de cet animal protégé, la préfecture et ceux qui estiment que son élimination n’est pas la meilleure des solutions.

Un ou plusieurs ?

Et on n’évoque même pas l’impact sur la peur ancestrale qui risque de rejaillir dans les consciences de nos urbains en apprenant qu’un loup rôde aux portes de leur ville... même si il faut encore une fois rappeler que l’animal n’est pas réellement dangereux pour l’homme. Fin octobre, l’éleveur d’origine suisse qui s’était installé le printemps dernier à Neuville-sur-Ain avait découvert cinq brebis et neuf agneaux sur le carreau et deux autres qu’il a dû éliminer. Le lendemain un bélier passait aussi de vie à trépas.

Cette fois cette présence aux portes du Revermont risque de marquer un peu plus les esprits, même s’il faudra encore attendre encore un peu pour savoir si le loup de Neuville est le même que celui repéré aux Plans d’Hotonnes. Si c’est le cas, cela serait plutôt une bonne nouvelle, puisqu’on pourrait avoir affaire à un animal isolé, qui, sans problème comme ses congénères, est capable d’effectuer une trentaine de kilomètres en une nuit. Par contre, si le loup du Revermont n’est pas celui du Bugey, cette seconde présence pourrait sérieusement devenir intolérable pour les 200 éleveurs ovins du département déjà très remontés. Même si les anciens se souviennent qu’un loup avait déjà été identifié dans l’Ain dans les années 70 et qu’il reste encore 20 000 moutons dans l’Ain...

Maintenant, l’Etat et la préfecture devront vraisemblablement accélérer la prise de mesures adaptées pour le département, aider à une meilleure et plus rapide indemnisation des victimes du loup, en favorisant aussi l’embauche d’aides-bergers ou à l’investissement pour les éleveurs ovins de chiens pattous.

 

 

 

Le loup en héraldique


Le loup, animal noble et courageux, a été largement utilisé sous différentes formes comme symbole héraldique dès la période médiévale au même titre que le lion, l’aigle ou l’ours. Toutefois, cette figure qu’on va retrouver dans les blasons de Navarre, d’Espagne septentrionale, d’Auvergne, d’Ecosse, du Danemark et de Suisse, ne devient courante (plus de 1% des armories animalières) qu’à l’époque moderne. Au reste, il s’agit le plus souvent d’armes parlantes.

Blasonnement

Loup passantLoup passantComme tous les quadrupèdes, le loup peut être de profil ou passant, ce qui ne s’exprime pas expressément. Il a en général la queue pendante. On le rencontre parfois courant et même dressé sur ses pattes de derrière.

Lorsqu’il est figuré dans l’attitude ordinaire du lion, il est dit rampant. Au XVIIe siècle, les héraldistes remplacent l’expression « rampant » par le terme obscur de « ravissant », tellement obscur que leurs successeurs du XIXe ne l’ont pas compris et appliqué pour désigner un loup emportant une proie dans sa gueule.

Loup passantLe loup peut-être décapité. La tête de loup se retrouvera dans les armes en Angleterre, en Alsace et dans la France occidentale.

Quand son œil est d’un émail particulier, il est dite « allumé ». De même il peut être « armée », « lampassé », « denté » et « viléné » quand ses griffes, sa langue, ses dents ou son sexe sont d’un autre émail que le corps.
A l’image de ce loup issu du Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle, par Eugène Viollet-Le-Duc qui peut être décrit comme suit: loup passant de sable lampassé, armé et vilené de gueules .

Très stylisé aux origines (manque de talent des héraldistes ou faibles connaissances anatomiques), il n’est pas toujours facile à reconnaître. En général, il est caractérisé par des pattes robustes armées d’ongles tranchants et une mâchoire énorme.

A noter qu’il est parfois difficile de distinguer le loup du renard. Des confusions arrivent alors. En particulier parce que si le renard est toujours de gueules (rouge), il arrive que le loup puisse l’être aussi contrairement à ce que certains ont pu écrire dans le passé. Autre cause de confusion : la queue. En effet, le loup est censé avoir toujours la queue pendante, ce qui le distingue du renard, qui l’a levée perpendiculairement.

Enfin, on retrouve le loup dans les ornements qui entourent les armoiries à savoir les cimiers et les tenants.

Sens et origines

D’un point de vue héraldique, quand un sens est cherché à la présence du loup sur un écu, on va se référer à la manière qu’ont les loups de chasser en bandes. L’héraldiste Cecil Wade affirmait ainsi que la présence du loup sur un cimier signifiait que le chevalier lui-même ou quelqu’un de sa famille avait vaincu au cours d’un long siège. Autre symbolique : la loyauté unissant les membres d’une même famille partageant un même écu.
Quoiqu’il en soit, on retrouve la première référence écrite de la présence de loups en héraldique dans un armorial anonyme anglais dessiné 1308 et 1314. L’ouvrage mentionne les loups comme faisant partie des figures héraldiques et mentionnant pour preuves les armes de Adam Videlou et John de Lou qui comprenaient des « testes de lou ».
Ceci dit, on sait que bien antérieurement, la tête de loup fut attribuée à Hugues le loup (Hugh Lupus), comte d’Avranches et neveu de Guillaume le conquérant, quand il fut créé comte de Chester vers 1070 : d’azur à une tête de loup arraché d’argent. Une arme parlante encore…

Le loup dans les blasons européens

Le loup est assez fréquent en héraldique anglaise. On le retrouve ainsi dans les tenants des armoiries du Vicomte Wolseley dont la devise est « Homo homini lupus », dans le cimier de la famille Lovell, dans les armes de Robert Lovett (on retrouve D’argent à trois loups passant de sable, l’un sur l’autre), de Sir John Lowe de Buckinghamshire (à trois têtes de loup) ou de Nicholas le Low (de gueules à deux loups passant d’argent).
En héraldique écossaise, l’usage le plus important du loup est le fait du Clan Robertson, qui le tient de Struan Robertson qui occupa le trône d’Ecosse au XIe et XIIe siècle. Ce clan, connu également sous le nom de Donnachaidh tire son origine d’une légende lié au loup. Cette légende prétend que le roi Malcolm Canmore attaqué par un grand loup fut sauvé par Thomas de Rannoch qui utilisa son plaid et son couteau pour venir à bout de la bête. Aujourd’hui le blason des Robertson se décrit comme suit : De gueules, à trois têtes de loup arrachées d’argent, à la bordure du même.
En Allemagne, l’usage le plus connu est celui des armes de la ville de Passau en Bavière qui blasonne en d’argent au loup rampant de gueules. Ces armes remontent au XVe siècle et semblent avoir venir d’un évêque de Passau Otto von Lonsdorff qui avait un loup dans ses propres armes. Il est à noter que l’emblème fut ensuite utilisé comme marque commerciale par une société locale.

Wolf von BibelspurgEn Saxe, la famille Wolfersdorf qui blasone en or au loup rampant de sable ajoute un loup assis sur son cimier. Les armes de Hans Wolf von Bibelspurg blasonnent comme suit : d’azur, au loup naissant d’or, lampassé de gueules. Tandis qu’une autre famille Wolf (de Saxe encore), blasonne comme suit : D’or au loup passant de gueules, fascé de sable et d’argent.

En France, le Grand louvetier de France portait aux côtés extérieurs de son écu deux têtes de loup de front. M. de Flammarens portait pour cimier, au-dessus de la couronne de ses armes, un loup passant. Plus généralement, l’usage héraldique du loup est attesté dans toute la France, celle du Sud comme celle de l’Ouest :

Agout (Provence, Dauphiné) : D’or, à un loup ravissant d’azur, armé et lampassé de gueules
LubersacLubersac (Limousin): De gueules au loup d’or ravissant
Chanteloup (Normandie) : D’azur au loup de sable, armé et lampassé de gueules
Louvat du Poussey (Bugey) : D’azur au loup d’or (Devise : Lupus in fabula)
Le Craponnier de Kermartin (Bretagne) : De sable au loup d’argent
Berault de la Haye (Beaulieu) : De gueules, au loup courant d’argent, accompagné de trois coquilles du même
Loquet de la Lande-d’Airon (Normandie) : D’argent, à trois loups de sable.

On retrouve également le loup dans les armes espagnoles. On le retrouve souvent dans les armoiries de familles nobles de la Biscaye, de la Catalogne et de la Navarre.

 

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Loup d’Europe

Répartition et populations

 

La répartition européenne actuelle du loup n’est plus qu’un pâe reflet de la réartition historique. Préent àl’origine dans toute la réion holarctique, Afrique du Nord excepté, le loup a disparu de nombreux pays d’Europe

de l’Ouest àla suite de son extermination par l’homme. En France, le loup a disparu peu avant les annés 1940.

 

Dans les pays limitrophes, seuls l’Espagne et l’Italie possèent aujourd’hui des populations de loups relativement

importantes, avec respectivement près de 2 000 et 800 individus. L’extension progressive des populations italiennes  

le long de la chaîne des Appenins est àl’origine de la réapparition du loup en France au début des années 1990.  

Après l’observation confirmé de 2 animaux dans le Mercantour en 1992, la colonisation s’est opérée selon les  

caractéristiques de dispersion « par tache » le long de la chaîne alpine française.  

Vingt ans plus tard, la quasi-totalité du massif alpin est recolonisée avec 8 départements occupés (Alpes-Maritimes,  

Var, Alpes de Haute-Provence, Hautes Alpes, Isèe, Drome, Savoie et Haute-Savoie) pour un total de 26 Zones de  

Présence Permanente (zone occupée par au moins un individu deux hivers consécutivement) au cours de l’hiver

2010/2011. La population alpine peut être estimée à environ 180 individus, avec un minimum de 20 meutes

reproductrices, pour certaines transfrontalières avec l’Italie.  

En dehors des Alpes, et du fait de son pouvoir de dispersion, le loup a traversé le Rhône et gagné le Massif  

Central dans les monts du Cantal (premier indice en 1997) et les Pyrénées dans les massifs du Madres (première  

observation en 1995) puis dans le Carlit (2008). Des indices de présence ont été éaalement retrouvé en Lozère  

(2006) et dans l’Aude (2008). Plus récemment, le front de colonisation a atteint les massifs montagneux situés au  

nord des Alpes, avec la présence confirmée d’individus en 2011 dans les massifs du Jura et des Vosges (à noter  

qu’un individu de ligné italienne a été tué en 1994 dans le département des Vosges).  

Dans le massif du Jura, la préence du loup est attesté dès 2003 dans le Bas-Bugey, à Hotonnes (Ain), puis en  

2009 dans le Pays de Gex, à Péon (Ain), avec un jeune mâle de la meute des Glières (Haute Savoie) retrouvé mort  

suite à une collision avec un véhicule. Pour la partie franc-comtoise du massif, les premiers indices de présence  

sont noté dans le département du Jura, avec notamment une attaque sur cheptel ovin attribué au loup, en juin  

2007, à Grande-Rivière. Des indices « possibles » sont également retenus sur les communes de Larrivoire (2007),  

Les Rousses (2009 et 2010) et Les Bouchoux (2010). C’est finalement en juin 2011 que la présence du loup est  

formellement avérée en Franche-Comté avec un loup photographié par l’ONCFS, sur la commune de Septfontaines  

(Doubs), à la suite d’attaques sur le cheptel présence sur le secteur de Levier sera notée à minima  

jusqu’à début septembre 2011, avec des attaques répétées sur des ovins, et principalement sur un élevage à Chapelle d’Huin (Doubs). Bien qu’il soit prématuré de conclure àune implantation durable du loup dans le massif

jurassien, son retour paraît toutefois inévitable dans la mesure où plusieurs conditions sont réunies : grands massifs  

forestiers, populations d’ongulé sauvages riches et diversifiés, faible densité humaine sur certains territoires.

 

 

Habitat et écologie

Le loup est une espèce très plastique : il se rencontre dans une grande variété de milieux, sous divers climats, en  

plaine comme en montagne. Ainsi, au 18ème siècle et dans la première moitié du 19ème siècle, le loup était présent  

sur la quasi totalité du territoire national.

 

Une fois installé, le loup vit en groupes sociaux appelés « meutes », composé généralement de 2 à8 individus, où règne une hiérarchie marquée entre les membres du groupe. La maturité sexuelle est atteinte à l’âge de deux ans et seul le couple dominant se reproduit en règle générale. Le rut a lieu en férier-mars et les naissances en avril mai, après une gestation de 63 jours. L’unique portée annuelle comporte en moyenne 3 à5 jeunes. Seulement 50 % des jeunes atteindront l’âge adulte.

 

Le domaine vital d’une meute s’étend sur des surfaces importantes, de l’ordre de 150 à250 km2 (dans le massif

alpin) et, est fonction de l’abondance, de la diversité et de la disponibilité des proies (notamment ongulés sauvages

et domestiques). Chaque meute défend son territoire par des marquages olfactifs (urine) et sonores (hurlements).  

Carnivore et opportuniste, volontiers charognard, le loup adapte son régime alimentaire en fonction des proies

disponibles. En Europe occidentale, le Cerf, le Chamois, le Mouflon, le Chevreuil, le Bouquetin et le Sanglier  

constituent généralement ses proies principales. Il ne nélige pas pour autant des espèces plus petites (Lièvres,  

Marmottes et petits carnivores), les rongeurs, voire des oiseaux. En zones d’élevage non ou peu surveillés, il  

s’attaque également au bétail domestique, plus facile à capturer que les proies sauvages (2 500 à3 500 victimes/  

an, essentiellement des ovins, attribués au loup durant la période 2005 –2010 dans le massif alpin. 

 

 

 

Menaces et priorités de conservation

 

Malgré sa progression géographique et numérique, le loup reste une espèce au statut de conservation jugé « vulnéable » au niveau national du fait de sa répartition localisée essentiellement sur le massif alpin.

 

Les menaces principales qui pèsent sur cette espèce sont les collisions avec les véhicules (notamment chez les individus en phase de dispersion), le braconnage et l’empoisonnement. Sur le massif alpin (Suisse et Italie compris), les collisions et le braconnage représentent au total près de 75 % des causes de mortalité documentés.

La conservation durable du loup passe avant tout par son acceptation sociale, notamment auprès des éleveurs.

Dans les élevages ovins notamment, les attaques de loups causent des pertes directes sur les troupeaux (animaux tués et blessés) mais aussi des pertes indirectes (avortement, perte d’engraissement des animaux). Outre les pertes d’animaux, ce sont surtout les modifications des pratiques engendrés par la présence du prédateur et les charges supplémentaires induites qui sont mal vécues par les éleveurs.  

Les priorité d’actions devront donc porter sur l’accompagnement technique et financier des éleveurs afin de diminuer la vulnéabilité des troupeaux face au prédateur. Les caractéristiques et les pratiques de la filière ovine dans le massif du Jura (petits troupeaux très souvent) sont différentes de celles du massif alpin et de néessaires adaptations au contexte local devront êre recherchés pour la protection des troupeaux.

 

L’introduction de chien de protection dans les troupeaux, couplé à la mise en place de parcs électrifié, devrait néanmoins constituer les meilleures garanties contre le loup mais aussi contre les chiens divagants.

La question des mesures de prévention en faveur des bovins, filière prédominante dans notre région, reste également posée. Le maintien des cornes sur les bovins, la rénovation et la remise en activité des « loges » pour abriter les génisses seraient quelques mesures préventives à mettre en oeuvre.  

L’acceptation du retour du Cerf  et plus globalement le maintien de populations d’ongulés sauvages abondantes et diversifiés, permettraient éalement de limiter les incidences de la préation du loup sur les animaux d’élevage.  

Enfin, les actions devront également poursuivre la communication et la sensibilisation engagées depuis plusieurs années auprès du grand public, des décideurs, des acteurs agricoles et cynééiques en vue d’une meilleure acceptation du loup et plus globalement des grands prédateurs.

 

Rédaction : Emmanuel Cretin 

 

 

CAUSES ET HISTORIQUE DU RETOUR DU LOUP EN FRANCE

 

Nous parlerons des différentes causes du retour du loup gris en France et de son historique, à travers deux paragraphes :

 

 

 

 


 

QUELQUES QUESTIONS SUR SON RETOUR EN FRANCE

 

  • Comment les loups sont-ils revenus ?

 

Les loups actuellement présents dans les Alpes occidentales (françaises, italiennes et suisses) proviennent de la population lupine italienne. Ce retour, entamé au début des années 1990, est tout à fait naturel et prévisible. Toutes les analyses génétiques effectuées sur des individus (tués ou vivants) dans les Alpes occidentales prouvent l'appartenance de ces loups à la population italienne.

 

Dans un premier temps, on a pensé que ces loups provenaient directement de la forte population installée dans les Abruzzes, au centre de la chaîne des Apennins (chaîne de montagnes située au centre de la botte italienne). En fait, il est beaucoup plus probable que les canidés ayant colonisé l'arc alpin soient issus d'une population située entre Gênes, Florence et Bologne (nord des Apennins) et sur les montagnes ligures au nord de Gênes (reproductions certaines depuis 1983, au nord de cette ville).

 

En effet, contrairement à ce qui est trop souvent affirmé, le loup n’a pas disparu du nord de l'Italie. Un recensement national effectué de 1971 à 1973 révèlait déjà la présence de loups erratiques dans les Apennins de Tosco-Emiliano (nord des Apennins) et la présence d'une petite population de loups dans la région de Emilia-Romagna (Florence).

 

Le loup a ensuite effectué une percée vers l'ouest, en Ligurie puis dans les Alpes. En 1985, la présence du loup est officiellement confirmée dans la région de Gênes et d’Alessandria. De même, entre 1980 et 1989, au moins 49 loups (tous ne sont pas découverts) ont été tués dans la région englobant Florence, Bologne et Gênes. De 1985 à 1992, l’aire de répartition du loup (animaux sédentaires et non erratiques) a augmenté de 190 km à partir de Gênes, en direction de l’ouest (Alpes du Sud), soit une moyenne annuelle de 22,8 km.

 

Récemment, un jeune loup, équipé d'un émetteur au nord des Apennins en février 2004, a progressé régulièrement vers l'ouest en direction des Alpes, où il est resté d'octobre 2004 à février 2005, mois de sa mort (voir Actualité). Pour ceux qui en doutaient encore, ce loup est devenu la preuve vivante et irréfutable de la réalité du retour naturel du loup dans les Alpes occidentales, depuis le nord des Apennins.

 

Ensuite, après son installation dans les Alpes du Sud (Mercantour en France, région de Cunéo en Italie), le loup a poursuivi sa remontée vers le nord des Alpes jusque dans les Alpes centrales suisses (canton des Grisons). Les analyses génétiques individuelles ont permis d'en apporter les preuves (voir Effectif de la population alpine).

 

  • Pourquoi ces loups sont-ils venus s'installer dans les Alpes ?

 

Il y a plusieurs dizaines d'années, la population des Apennins du nord et de la région de Florence a commencé à s'accroître fortement, à l'instar des autres régions italiennes où le loup est présent. La seule possibilité d'expansion était vers le nord-ouest, en direction de la Ligurie. La population s'est alors étendue dans cette région très favorable (important couvert forestier, nombreuses proies). A partir de là, des loups ont, de nouveau, émigré, cette fois-ci en direction des Alpes du Sud.

 

Dans les Alpes, le milieu est très favorable : l'exode rural a favorisé la reforestation et a rendu les zones occupées par le loup calmes et sauvages. De plus, l'instauration de plans de chasse, ainsi que les créations d'espaces protégés, ont permis à la faune sauvage de se refaire une santé.

 

Le loup a ainsi rapidement colonisé l'ensemble des Alpes occidentales, en France, en Italie (provinces de Cunéo et de Turin) et dans une moindre mesure dans le canton du Valais en Suisse (sans présence de meutes).

 

  • La population de loups va-elle poursuivre sa progression en dehors des Alpes ?

 

Il n'y a aucune raison pour que la population lupine ne poursuivre pas sa progression. En effet, l'espèce est officiellement protégée ; le couvert forestier et le nombre de proies disponibles n'ont jamais été aussi importants en France.

 

De plus, différentes études réalisées en Italie, en Espagne et en Europe centrale montrent que le loup s'adapte très bien aux infrastructures humaines. Ainsi, autoroutes, routes ou voies de chemins de fer ne constituent pas d'obstacles infranchissables au déplacement de l'espèce (donc à la colonisation de nouvelles zones).

 

Ceci s'est d'ailleurs vérifié en France puisque des individus en provenance des Alpes ont franchi de manière certaine la vallée du Rhône (avec son fleuve, son autoroute, ses routes nationales, sa ligne TGV...) :

 

  • trois loups d'origine italienne ont été retrouvés morts en 1997 et 1999 dans le nord du Massif Central (respectivement dans le Cantal et le Puy-de-Dôme) et en 2006 dans le sud du Massif Central (entre Gard et Aveyron). (voir Actualité).
  • deux loups d'origine italienne (un mâle et une femelle) ont été identifiés grâce à des analyses génétiques dans le sud du Massif Central (en Lozère) au cours de l'hiver 2005/2006 ; un mâle dans le Cantal en 2008 et 2009 et un mâle sur le Mont Lozère en 2009 (voir Retour du loup dans le Massif Central).
  • le loup alpin est de retour depuis la fin des années 1990 dans les Pyrénées-Orientales (voir Population pyrénéenne).

 

D'ailleurs, le loup s'implante lentement dans ces deux massifs puisque lors de l'hiver 2007/2008, une première zone de présence permanente est recensée dans les Pyrénées (massif du Carlit) et une autre est recensée dans le Massif Central l'hiver suivant, 2008/2009 (monts du Cantal). Voir le pragraphe suivant : Historique de son retour en France.

 

Mais la colonisation s'effectue aussi vers le nord du massif alpin, en direction du Jura et même des Vosges. Voir le pragraphe suivant : Historique de son retour en France.

 

Ces déplacements lointains (Pyrénées, Massif Central, Jura, Vosges) depuis les Alpes peuvent surprendre à prime abord mais pas lorsqu'on connait la biologie du loup. L'actuel record de dispersion de l'espèce est celui d'une louve scandinave, marquée par des chercheurs au sud de la Norvège au cours de l'été 2003 et tuée par un éleveur au nord de la Finlande (près de la frontière russe) début mars 2005, qui a parcouru une distance de 1100 kilomètres en 2 ans ! Un autre déplacement d'environ 1000 kilomètres, du nord vers le sud de la Scandinavie (en 1991), a été rapporté (Source : Nature (2002) vol. 420, p. 472). Le record américain est de 886 kilomètres. Ces loups voyageurs sont des animaux solitaires, pour la plupart des jeunes individus en quête de territoires et de partenaires.

 

Le recolonisation des secteurs favorables proches des Alpes (Jura, Vosges, massifs forestiers du Nord-Est et du Centre de la France) devrait donc intervenir à plus ou moins long terme.

 

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HISTORIQUE DE SON RETOUR EN FRANCE

 

Officiellement, le retour du loup dans les Alpes françaises date du 5 novembre 1992. Ce jour là, 2 loups sont aperçus par 4 gardes du Parc national du Mercantour et de l'Office National des Forêts, dans le vallon de Mollières, en zone centrale du Parc, à l'occasion d'un comptage de chamois et de mouflons.

 

Cependant, on pense que des loups étaient présents quelques années avant, dans le massif du Mercantour. D'abord, les opérations de comptage n'ont lieu que tous les 3 ans, les loups ont ainsi pu passer inaperçu auparavant. Mais surtout, les agents du Parc National du Mercantour ont constaté une mortalité anormale chez les mouflons et un très faible nombre de jeunes dans les hardes du secteur de Mollières au printemps 1991. Dès le début de l'année 1991, des loups étaient certainement déjà présents dans le Mercantour. Comme l'on sait que le loup est incapable de traverser de grandes distances en plein hiver en montagne (à cause de la neige), il est probable que les loups soient arrivés durant l'été ou l'automne 1990 dans le massif du Mercantour.

 

Mais, plusieurs indices nous permettent de penser que la colonisation des Alpes était prévisible. Dès la fin des années 1980, des loups erratiques sont sans doute arrivés en France. Ainsi, en décembre 1987, un loup est tiré sur la commune de Fontan (vallée de la Roya), à une dizaine de kilomètres de l'Italie. A l'époque, le retour imminent du loup n'étant pas dans les esprits, on pensa à un loup échappé de captivité. Ce n'est que bien des années plus tard que l'ADN de ce loup a été analysé et a révélé qu'il s'agissait d'un loup d'origine italienne.

 

En novembre 1992, la présence du loup est officielle en France. Mais la colonisation se poursuit toujours dans les Alpes d'abord, puis dans les autres massifs montagneux.

 

Voici quelques dates et évènements clés (non exhaustifs) de la recolonisation de la France par le loup :

 

1992

  • Le 5 novembre, 2 loups sont observés dans le vallon de Mollières, sur la commune de Saint-Martin-Vésubie (Alpes-Maritimes), en zone centrale du Parc national du Mercantour.
  • Le 25 novembre, un loup mâle de 3 ans est abattu sur la commune d'Apres-les-Corps (Hautes-Alpes). Les analyses démontreront que ce loup est d'origine italienne.

1994

  • En décembre, un loup mâle d'origine italienne est tué dans les Vosges.
  • Le recensement effectué lors de l'hiver 1994/1995 indique la présence de 10 loups dans le Mercantour (8 en Vésubie-Tinée et 2 en Vésubie-Roya)

1996

  • Des attaques sur des troupeaux indiquent le retour du loup dans les Hauts Plateaux du Vercors (Drôme et Isère)
  • Le 17 septembre, une louve d'origine italienne d'un an et demi est tirée aux Orres (Hautes-Alpes).
  • En décembre, la présence d'un à 2 loups est confirmée sur le plateau de Canjuers, au nord-est du département du Var.
  • Le recensement hivernal effectué lors de l'hiver 1996/1997 indique la présence de 13 loups en 3 meutes dans le Mercantour (7 en Vésubie-Tinée, 4 en Roya et 2 en Haute-Tinée) et d'une quatrième meute transfrontalière de 4 loups à cheval entre la France et l'Italie.

1997

  • En juillet, un loup est empoisonné dans la vallée de la Roya (Mercantour). Son cadavre n'a pas pu être récupéré mais des vomissures ensanglantées ont été analysées.
  • En septembre, 11 loups sont observés en Vésubie. Il s'agit des adultes déjà connus et des louveteaux de l'année.
  • En octobre 1997, des analyses génétiques prouvent la présence d'au moins un loup (d'origine italienne) en Haute-Maurienne. Il s'agit de la première confirmation de présence de l'espèce dans les Alpes du Nord.
  • Le 9 octobre, un loup mâle d'origine italienne est victime d'une collision avec un véhicule dans le Cantal. Il s'agit de la première mention de l'espèce dans le Massif Central, depuis le retour du loup

1998

  • Lors de l'hiver 1997/1998, 19 loups sont identifiés dans le Queyras et le Mercantour
  • En 1998, le retour du loup est prouvé dans le Queyras (Hautes-Alpes) avec 2 loups et dans le massif des Monges (Alpes-de-Haute-Provence) avec un loup.
  • Une analyse génétique de crottes prélevées en septembre 1997 prouve la présence d'un loup d'origine italienne sur le camp de Canjuers (Var).

1999

  • La présence d'un loup d'origine italienne est certifiée dans les Pyrénées-Orientales (massif du Madrès). Plus tard, on apprendra qu'il s'agissait de deux loups d'origine italienne (un mâle et une femelle).
  • En juillet, le cadavre d'un loup d'origine italienne abattu par un éleveur dans le Puy-de-Dôme est déterré. Il s'agit de la deuxième mention d'un loup dans le Massif Central.

2000

  • Lors de l'hiver 1999/2000, une meute de loup est installé dans le Vercors, sur les hauts plateaux.
  • En novembre, un cadavre de loup est retrouvé, accroché à un arbre, avec un écriteau "Ras le bol du loup". L'animal a été tué par tir. Il s'agit du premier cas de braconnage dans les Alpes du Nord.
  • Les analyses génétiques prouvent la présence d'un deuxième loup mâle d'origine italienne dans les Pyrénées-Orientales. Dans le même temps, un troisième loup mâle d'origine italienne est identifiée par la génétique en Catalogne (versant espagnol des Pyrénées-Orientales).

2001

  • Un berger du Mercantour affirme avoir été attaqué par une louve et son louveteau. Après enquête qui révèlera d'énormes incohérences et analyse génétique de poils prétendus de la louve qui n'en était pas, cette "attaque" s'est avérée fausse. Voir Actualité.

2002

  • Un louveteau de l'année est empoisonné dans le Mercantour, sans que la meute en ait pâti. Voir Actualité.
  • Durant l'été, un loup est photographié dans le massif du Carlit (Pyrénées-Orientales). Il s'agit de la première confirmation de l'espèce dans ce massif et de la première donnée depuis 2 ans dans les Pyrénées. Voir Actualité.

2003

  • Suite à des attaques durant l'été dans le Bugey (sud du département de l'Ain), la présence d'un loup mâle d'origine italienne est prouvée par la génétique en octobre. Il s'agit de la première mention dans le massif jurassien. Voir Actualité.

2004

  • En 2004, le "Plan Loup" prévoit l'abattage possible de 4 loups dans les Alpes. Voir Actualité.
  • Le 21 octobre, un premier loup est abattu officiellement en France. Il s'agit d'une jeune louve, tuée dans l'ouest du massif du Vercors (Drôme). Voir Actualité.
  • Quelques plus tard, un second loup est abattu dans le massif du Taillefer, en Isère. Il s'agit du mâle dominant de la meute locale. Voir Actualité.

2005

  • Lors de l'hiver 2004/2005, 41 à 50 loups sont présents dans les zones de présence permanente des Alpes. Voir Actualité.
  • Le protocole technique d'intervention sur les loups en 2005 augmente de 4 à 6 le nombre de loups pouvant être tués en France. Voir Actualité.
  • Au printemps, des attaques sur génisses attribuées à un loup ont eu lieu dans le piémont du massif de la Chartreuse, en Valdaine (Isère). Après plusieurs mois de traques, un loup mâle est abattue en septembre. Voir Actualité.

2006

  • Des analyses génétiques d'échantillons de crottes récoltées durant l'hiver dans l'Aubrac (Lozère) révèlent la présence de deux loups (d'origine italienne toujours) : un mâle et une femelle (déjà identifiée dans le Queyras quelques années plus tôt). Il s'agit de la première preuve de présence de loups vivants dans le Massif Central. Voir Actualité.
  • En juillet, deux pattes de loups sont déposées devant deux gendarmeries du Causse Noir, en Aveyron et dans le Gard. Les analyses génétiques révèlent qu'elles appartiennent au même individu, différent de deux individus identifiés durant l'hiver en Lozère. Voir Actualité.
  • En septembre, deux loups sont abattues officiellement (au lieu d'un seul) sur le massif de Belledonne (Isère). Voir Actualité.  

2007

  • En juin, on suspecte une attaque de loup sur un troupeau dans le Haut-Jura. Mais elle n'a jamais pu être confirmée. Voir Actualité.  

2008

  • Le massif du Carlit (Pyrénées-Orientales) devient lors de l'hiver 2007/2008 la première zone de présence permanente du loup dans les Pyrénées et en dehors des Alpes en général. Au moins deux animaux ont été identifiés cet hiver là.
  • Durant l'hiver et le printemps 2008, la présence (au moins temporaire) du loup est avérée dans plusieurs secteurs jusque là non concernés par sa présence : dans le Mont Ventoux (Vaucluse) à l'extrême sud-ouest des Alpes, dans les Monts du Cantal et dans la Montagne Noire (Tarn), entre Massif Central et Pyrénées. Voir Actualité.  
  • Une meute est présente sur le plateau des Glières, première et unique de Haute-Savoie, alors qu'un seul loup (ou plutôt une seule louve) était présente depuis 2004.

2009

  • Durant l'hiver 2008/2009, le massif du Cantal devient la première zone de présence permanente du Massif Central, avec la présence d'un loup mâle. Voir Actualité.
  • Ce même hiver, première mention du retour du loup en Basse Provence, avec des dommages et des analyses génétiques sur le massif de la Sainte-Baume (sud-ouest du Var), indiquant la présence d'un loup mâle. Voir Actualité.
  • Suite à l'émotion suscitée par la présence d'une meute de loup dans le plateau des Glières, une louve est abattue officiellement début mai. Il s'avère qu'il s'agissait de la louve alpha, porteur de 6 foetus quasiment à terme. En janvier, un loup mâle avait été braconné dans ce secteur. Voir Actualité.  
  • En mai, le cadavre d'un loup tué par une voiture est trouvé dans le pays de Gex, dans le département de l'Ain. Il s'agit du premier cas de mortalité identifié dans le massif jurassien. Voir Actualité.

2010

  • Après la Sainte-Baume, le loup est de retour dans un nouveau secteur de Basse Provence, dans le canton de Rians (nord-ouest du Var). Voir Actualité.

2011

  • Après plusieurs attaques sur des troupeaux au cours du printemps, la présence du loup est confirmée par une photo dans le massif des Vosges. Il s'agit de la première mention de présence d'un loup vivant dans le massif vosgien depuis son retour en France. Voir Actualité.
  • Toujours grâce à une photo, la présence d'un loup est confirmée dans le Haut Doubs en juin. Il s'agit de la première mention d'un loup dans le nord du massif jurassien. Voir

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