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Cheignieu-la-Balme, le blog d'un Cheignieulat de coeur.

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Promouvoir le village de Cheignieu-la-Balme, la région du Bugey et le département de l'Ain. Je dédie ce site à mon épouse Sandrine et à mes enfants Alexis et Romain.


Des hirondelles dans le ciel du Bugey

Publié par cheignieulat avant tout sur 25 Mai 2012, 19:07pm

Catégories : #Cheignieu la balme

      Des hirondelles dans le ciel du Bugey

 

   

 

    Hirundo_rustica.jpg

 

 

 Ces hirondelles qui volent dans le ciel du Bugey sont des oiseaux migrateurs familiers qui, comme à Cheignieu, installent leurs nids près des habitations (traditionnellement dans les granges et étables).

 

Hirondelle de fenêtre ou rustique ?
 
    
Sur les 5 espèces d’hirondelles que compte la France, 4 se reproduisent dans le Bugey. Parmi celles-ci, 2 sont plus particulièrement connues en raison de leur proximité à l’Homme.
L’Hirondelle rustique (ou Hirondelle de cheminée) se reconnaît d'emblée à sa queue profondément échancrée, coiffée de longs filets. Sa face supérieure est d'un bleu-noir uniforme qui contraste avec le dessous du corps blanc lavé de roussâtre. Fabriqué à partir de boue et de brindilles malaxées avec de la salive, son nid est installé à l’intérieur des habitations humaines, dans les étables, les granges, les garages…
L’Hirondelle de fenêtre, plus petite que la précédente, est quant à elle facilement reconnaissable à son croupion blanc se détachant du dessus bleu métallique foncé, le dessous étant blanc pur. Elle ne pénètre pas à l’intérieur des bâtiments mais construit son nid (de forme sphérique avec une entrée étroite pour le passage de l’oiseau) sous les avancées de toits, parfois sous le rebord d’une fenêtre ou d’un balcon.

 

Ces oiseaux font partie de la famille des Hirundinidae, dont ils constituent la sous-famille des Hirundininae. Ils symbolisent traditionnellement l'arrivée du printemps, car leur retour d'hivernage en Afrique se fait dès les premiers beaux jours, pour nicher et se reproduire en Europe. Ce voyage de retour représente un périple qui peut dépasser les 10 000 km, avec pour seul carburant quelques grammes de graisse. Dès que les petits sont autonomes, les hirondelles se mettent à préparer la migration suivante en accumulant les réserves de graisse nécessaires. Mais avant d'être autonome, chaque oisillon semble se résumer à un bec tant celui-ci est ouvert. Il attend que ses parents lui apportent de quoi se nourrir. Pour trouver toute cette nourriture, les parents parcourent en moyenne 300 km par jour ; et ce, durant trois semaines.

Comme le pigeon et bien d'autres migrateurs, l'hirondelle retrouve le lieu où elle nichait l'année passée, lorsqu'elle revient d'Afrique. Ce qui explique peut-être qu'elle ne recolonise que difficilement les villes d'où elle a disparu, même quand les conditions de pollution ou de menaces pour elle semblent avoir diminué.

Ses effectifs connaissent une très forte régression depuis les années 1970 environ, qui tend à s'aggraver : une baisse de 84 % sur 10 ans a été répertoriée pour l'hirondelle de fenêtre (source CRBPO, sujette à interprétation, en raison de variations naturelles de populations existant également, mais jugée préoccupante par les ornithologues). Cette régression pourrait s'expliquer par la raréfaction de sa nourriture unique, les insectes volants (voir l'article pesticides, mais il est curieux de constater que des villes qui se ressemblent en ont pour certaines conservé des populations importantes alors que d'autres ont perdu leurs hirondelles). La présence de nombreux espaces boisés et d'eau dans les villes semblent des facteurs favorables.

 

   

 

Différencier l'hirondelle de fenêtre de l'hirondelle rustique

 

A Cheignieu on distingue principalement deux types d'hirondelles: les hirondelles rustiques dites "de cheminées" et les hirondelles de fenêtres. Comment les différencier?

 

L'hirondelle rustique aussi nommé hirondelle de cheminée a des reflets bleus sur le dos, le dessous blanc, et du rouge sur le front et la gorge.

 

 

 col_rus.gif Blog de mariedouceur :Un jour de moins !!!!!!!!!!!!!!!!!, Pourquoi les hirondelles volent bas... 

 

 

 

L’hirondelle de fenêtre a, contrairement à l’hirondelle rustique, a une courte queue fourchue. Ses couleurs noir et blanc la

distinguent aussi de l’hirondelle rustique.

 

     col_fen.gif

        Foto: G. Biver

 

 

tableau de différenciation : 

 

 

Hirondelle de fenêtre

Hirondelle rustique

Description

Gorge et croupion blanc
Queue en "V"

Dessus entièrement noir
Gorge rouge foncé
"Filets" à la queue

En vol, vue de dessus

 

 

 

 

En vol, vue de dessous

 

 

 

 

Posée

 

 

 

 

Le nid

 

 

 

 

Description du nid

Boule presque entièrement fermée, pas de présence de paille ou de petites herbes, nid situé à l’extérieur d’un bâtiment en général.

Sorte de bol, dont la partie supérieure n’est pas collée au plafond, présence de paille ou de petites herbes, nid situé à l’intérieur d’un bâtiment (grange, écurie, étable, garage, atelier, etc.).

 

 

Protégeons les hirondelles!

Emplacement et construction du nid :
L'hirondelle de fenêtre niche toujours à l’extérieur des bâtiments, contrairement à l'hirondelle de cheminée qui niche dans les bâtiments, p. ex. dans les écuries et les greniers. Le nid fermé et sphérique de l’hirondelle de fenêtre est fixé principalement sous les corniches et dans les créneaux de fenêtre, occasionnellement sous des ponts et aux parois rocheuses. Un ouverture ovale permet l’accès. Leur nid est constitué d’argile, de terre humide et de vase, mélangé à de la salive. Si les conditions sont favorables, la construction du nid ne dure que quelques jours. Les nids sont réutilisés et - si nécessaire - réparés durant des années. L’hirondelle de fenêtre est moins dépendante de l'agriculture que l’hirondelle de cheminée ; elle assure cependant un environnement riche en insectes.

 

Nid d'hirondelles de cheminées

 protection hirondelle rustique.jpgLe printemps arrive (enfin... dans le nord tout ensoleillé... ha ha) et avec lui, nous verrons bientôt les premières hirondelles! Pourtant, si la vue du vol rapide des hirondelles comblent bien des habitants, les populations d'hirondelle de fenêtre diminuent de façon alarmante. La cause principale est la destruction illégale de leurs nids par crainte de leurs déjections sur les façades, notamment dans les zones urbanisées. Pourtant, il est facile d'éviter ces inconvénients.


Il suffit tout simplement d'installer une planche sous les nids, solution préconisée par la LPO qui n'entrave pas la reproduction des oiseaux tout en préservant la propreté des façades. Pour en savoir plus, je vous invite à consulter l'excellent site www.hirondelle.oiseaux.net où vous saurez tout sur cet oiseau, notamment le dossier sur l'hirondelle rustique et sa protection.

 

 

 

Avouez que c'est plus simple qu'ôter un nid, un acte qui peut coûter très cher puisqu'il est passible d'une amende de ...9000 euros et/ou d'une peine d'emprisonnement d'une durée maximale de 6 mois! En effet, les hirondelles sont protégées: en application de l'article L411-1 du code de l'environnement concernant les espèces protégées (dont les hirondelles font partie) sont interdits notamment « la destruction ou l'enlèvement des œufs ou des nids ». Si vous êtes témoin de ce type d'infraction, il faut prévenir l'ONCFS (Office nationale de la chasse et de la faune sauvage), la police ou la gendarmerie nationale, organismes assermentés, qui seuls peuvent agir.

 

Sachez aussi qu'il est possible d'installer des nids artificiels (on peut en commander sur le site de la LPO).

 

       

Nids d'hirondelles de fenêtres

 

 

Mâles ou femelles ? Allons voir la queue !

Lorsque les Hirondelles rustiques sont posées sur un fil électrique, il faut se munir de son double décimètre pour connaître leur sexe... Si la plume la plus externe de la queue mesure moins de 28 mm, c'est une femelle, si, en revanche, il fait plus de 35 mm, il s'agit d'un mâle. Entre les deux, même les spécialistes les plus chevronnés y perdent leur latin !

         

     

Pourquoi les hirondelles volent bas avant l’orage. A l'approche d'un orage, la température extérieure baisse sensiblement. Le sol, chauffé par la lumière du soleil, dégage alors de la chaleur qui tend à remonter vers le ciel. A ce moment, la moiteur de l'air associée à la chaleur dégagée par le sol attire les petits insectes volant (moucherons).        
Ce phénomène climatique, est alors le moment idéal pour les hirondelles de se mettre en chasse. c'est l'assurance d'un festin.

Un oiseau pressé ?

Lorsqu'on entre, en été, dans la cour d'une ferme dans laquelle nichent les Hirondelles rustiques, on ne peut s'empêcher de remarquer les oiseaux qui passent rapidement au-dessus de notre tête, en lançant de petits cris brefs : "vite-vite".
Il s'agit, à n'en pas douter, de parents pressés, le bec chargé d'insectes destinés à rassasier de jeunes impatients encore au nid. Son chant est plus mélodieux. Il s'agit d'une succession de gazouillis, entrecoupés de trilles et de sifflements.

 

 

 En réalité sa cohabitation avec l'homme remonte à la préhistoire. En ces temps reculés, l'oiseau s'était installé dans les grottes, où il fut bientôt rejoint par l'Homo sapiens, lui aussi en quête d'un abri. Il s'ensuivit une accoutumance de bon voisinage.

Plus tard, lorsque les hommes sortirent des grottes pour se construire leurs propres habitations, les hirondelles les suivirent et profitèrent de ces nouveaux emplacements favorables à leur nidification. On les trouvait alors dans les conduits des grandes cheminées (ce qui leur a valu leur ancien nom d'Hirondelle de cheminée), ainsi que dans les étables et les écuries.

En effet, en s'installant près du bétail (vaches ou chevaux), les hirondelles bénéficiaient d'emplacements sécurisés, la présence des hommes éloignant les prédateurs. La proximité avec les animaux leur procurait aussi toute la chaleur requise en début de saison, ainsi que de nombreux insectes, au travers du fumier et de la litière. Mieux encore, elles surent tirer partie des matériaux qui leur étaient offerts pour leur reproduction. Leur nid est en effet composé à la fois de boue et d'herbes sèches, mais aussi de crins de cheval.

 

Grandeur et décadence

Cette adaptabilité de l'Hirondelle rustique lui a permis de coloniser le pays rapidement. Tout d'abord dans les campagnes où les bêtes de traits étaient nombreuses, mais aussi dans les villes, au fur et à mesure de l'expansion des voitures hippomobiles et du crottin abandonné sur la chaussée après leur passage.

Ainsi, Paris même était communément peuplée par les Hirondelles rustiques.
Elles nichaient, par exemple, dans le quartier du marché aux chevaux, rue Vaugirard (13e arrondissement), jusque vers 1937 et rue Copernic (16e arrondissement) avant 1939, lorsqu'il y avait encore des étables et des écuries.

 

 

 

Néanmoins, cette étroite relation n'est pas sans risque et, lorsqu'une ferme dans laquelle nichent des Hirondelles rustiques vient à être abandonnée, les oiseaux ne tardent pas à s'en aller. C'est souvent le cas dans les villages, où les fermes sont habituellement transformées en résidences secondaires et, dans nos villes, où les véhicules automobiles ont peu à peu remplacé les voitures hippomobiles.

Par ailleurs, l'espèce est particulièrement vulnérable aux insecticides et autres produits chimiques qui sont utilisés dans les exploitations modernes pour assainir les étables. De ce fait, si l'espèce se maintient encore, tant bien que mal, dans les campagnes, elle a progressivement disparu de nos cités.

Un déclin général

En Europe, plus de la moitié de la population a vu ses effectifs subir une perte estimée entre 20 % et 50 % du nombre de nicheurs, entre 1970 et 1990. Son statut s'est un peu amélioré dans certains pays, durant la période 1990-2000, mais cela n'a pas suffit à lui faire retrouver sa population initiale.

Carte d'abondance relative
(interpolation des données STOC-EPS 2002)
Source M.N.H.N. - C.R.B.P.O.

Il en a été de même en France. Après un pic d'abondance à la fin du 19e siècle, le nombre d'Hirondelles rustiques n'a cessé de chuter. Le phénomène s'est accru, depuis les années 1960, dans les régions où les pratiques agricoles se sont intensifiées, l'élevage bovin étant peu à peu remplacé par les cultures céréalières.

Ce déclin est confirmé par le suivi réalisé par le Muséum National d'Histoire Naturelle dans le cadre du Programme de Suivi Temporel des Oiseaux Commun (STOC) durant les années 1989 à 2003.
Il est évalué à - 30 %.
La carte d'abondance publiée par cet organisme montre aussi que l'Ile-de-France se situe parmi les régions les moins fréquentées. En effet, si sa répartition et sa fécondité y demeurent stables, ses effectifs paraissent y décliner aussi, notamment en Seine-et-Marne. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La migration, une énigme :

 

De tous les oiseaux, l'hirondelle est sans doute celle qui a fait la première prendre conscience à l'homme de l'incroyable phénomène de la migration.
Pourquoi cette petite bête atteignant tout juste 20 grammes ressent-elle, à la mauvaise saison, la nécessité de parcourir plus de 10000 kilomètres ? Pour réaliser cet exploit, elle utilise le vol battu, c'est à dire que ses ailes sont presque toujours en mouvement. Difficile à croire ! En effet, jusqu'à il y a 200 ans le phénomène migratoire était méconnu.

 

 

   

 

 

tipule

 

Pourquoi migrer ?

La première réponse qui vient à l'esprit est que les hivers sont trop froids en Europe, ce qui n'est pas entièrement faux mais cette seule explication n'est pas suffisante car il existe bien des passereaux qui résistent au froid.
La raison déterminante vient du régime alimentaire spécialisé de l'hirondelle. Elle ne mange que des insectes volants qui disparaissent totalement l'hiver alors que dans le même temps, l'Afrique en regorge.
Alors pourquoi ne se reproduit-elle pas là bas ?
Une des hypothèses vient du fait que la concurrence est rude en Afrique en période de nidification.
En effet, il n'existe pas moins de 37 espèces indigènes d'hirondelles en Afrique (La hulotte n°70 p30) sans compter les nombreuses autres espèces insectivores.

 

 

 

 

Départ pour l'Afrique

Fin septembre, les jeunes hirondelles et les adultes qui ont terminé d'élever leur progéniture se regroupent le soir en dortoir dans les roselières autour des étangs pour y passer la nuit. Les journées sont entièrement consacrées à la chasse car il faut constituer une réserve de quelques grammes de graisses ; ce précieux carburant qui permettra de traverser mer et désert.
Insolite : dans certains endroits où les roselières ont été complètement rayées du paysage (zones de culture intensives) les hirondelles sont contraintes de se rassembler dans ce qui ressemble le plus à des roselières : les champs de maïs
Jusqu'au jour où le besoin de partir devient plus fort, on les voit alors se regrouper sur les fils électriques, piaillant jusqu'au moment du signal mystérieux qui les décidera à partir : embarquement immédiat, direction : l'Afrique.

Le départ des hirondelles

 

Certaines, moins décidées, stationnent encore un peu, d'autres aux nichées tardives continuent à nourrir leurs jeunes qui pourront alors les suivre. Tout en progressant, les hirondelles en profitent pour happer les insectes qui se trouvent sur leur passage. Et ce supplément d'énergie ne sera pas de trop pour vaincre le redoutable obstacle qui les attend.
La traversée de la Méditerranée sera sans pitié pour les plus faibles d'entres-elles, et en cas de gros grain, ce sera la véritable hécatombe dans les rangs de nos vaillants oiseaux.
Une fois sur les côtes de l'Afrique, il leur restera un autre obstacle non moins facile à traverser : L'immense désert saharien !

Insolite : Extrait de l'ouvrage "mœurs et instinct des animaux" par A.POUCHET en 1897 (pris remis à un élève du lycée Condorcet en 1899) [...] Durant mes pérégrinations à travers la Méditerranée, au milieu de la mer, des hirondelles égarées vinrent tomber complètement épuisées sur le pont de la frégate qui me portait en Afrique. Tout le monde, matelots et soldats, les environna de soins, qu'elles recevaient pleines de confiance. Quand elles eurent enfin dissipé leurs fatigues, elles reprirent leur voyage vers les chaudes régions du Sénégal ; et depuis longtemps peut-être elles s'y reposaient sous les cabanes des sauvages, lorsque nous, nous n'avions pas encore salué les ports d'Algérie [...]

 

 

 

 

 

 

Les populations d'hirondelles affaiblies par l'activité agricole et le changement climatique

LE MONDE | 22.05.2012 à 09h50 • Mis à jour le 22.05.2012 à 09h50

Par Hervé Kempf

 

 

Une Hirondelle rustique, "Hirundo rustica".Une Hirondelle rustique, "Hirundo rustica". | AFP/CHRISTIAN PUYGRENIER

 

Une hirondelle ne fait pas le printemps, mais il semblerait que le printemps aime moins les hirondelles. Les effectifs de ces oiseaux parmi les plus communs de nos contrées semblent en effet décliner. Les comptages estimés en France montrent un recul depuis 1989 de 41 % du nombre d'hirondelles de fenêtre (Delichon urbicum) et de 12 % pour l'hirondelle rustique (Hirundo rustica). Ces oiseaux migrateurs reviennent au printemps après avoir hiverné en Afrique subsaharienne.

"La situation semble s'être stabilisée depuis 2001, dit Romain Julliard, chercheur au Muséum national d'histoire naturelle. Mais cela fait suite à un déclin massif, estimé par les souvenirs des gens et les traces des nids : on l'évalue dans les cinquante dernières années à une division par deux des effectifs."

Les données restent cependant très imprécises : on compte ainsi entre 800 000 et 3 millions de couples d'hirondelles rustiques en France, entre 400 000 et 1 million de couples d'hirondelles de fenêtre.

Comment préciser les connaissances ? En recueillant le maximum d'informations. Et pour compléter le travail des ornithologues professionnels, les observations des amateurs sont précieuses. C'est pourquoi la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) a lancé, le 15 mai, une grande enquête de "science participative" sur les hirondelles de fenêtre, enquête à laquelle tout un chacun peut participer. Il suffit de localiser les nids encastrés sous les toits des maisons où les hirondelles nichent.

"MISSIONS PRINTEMPS"

Il faut simplement observer si le lieu est actif - ce qui est facile, étant donné le haut degré d'activité de cet aimable volatile -, noter la date et le lieu, et l'indiquer ensuite sur le site Internet : http://www.enquete-hirondelles.fr.

"On va poursuivre l'initiative sur deux ans, indique Marjorie Poitevin, de la LPO. A long terme, on voudrait maintenir un observatoire durable." L'opération s'inscrit également dans le cadre des "missions printemps" organisées par le site Internet de la chaîne Arte.

La LPO lance aussi des enquêtes sur les hirondelles rustiques, les hirondelles de rivage et les hirondelles de rochers. Mais comme ces différentes espèces sont plus difficiles à observer, cette investigation est plutôt réservée à des ornithologues expérimentés.

Toutes ces données seront très utiles pour mieux comprendre les causes des évolutions d'effectifs, et corriger si possible les facteurs aggravants. "Le déclin des espèces communes inféodées à un milieu résulte de l'intensification agricole depuis cinquante ans, dit Romain Julliard. Le changement climatique perturbe aussi le comportement des espèces migratrices comme l'hirondelle. On observe que certaines villes sont moins accueillantes pour d'autres espèces d'oiseaux communs. Mais il est difficile de discriminer ces différentes causes."

La situation générale des oiseaux nicheurs est mauvaise : selon la Liste rouge nationale des espèces menacées, 73 des 277 espèces d'oiseaux nicheurs en métropole sont menacées, ainsi que plusieurs espèces migratrices.

 

 

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