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Cheignieu-la-Balme, le blog d'un Cheignieulat de coeur.

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Promouvoir le village de Cheignieu-la-Balme, la région du Bugey et le département de l'Ain. Je dédie ce site à mon épouse Sandrine et à mes enfants Alexis et Romain.


Pérouges, cité médiévale de l'Ain

Publié par cheignieulat avant tout

Catégories : #Cheignieu la balme

Pérouges, cité médiévale de l'Ain     

 

 

       

 

Le nom de Pérouges a une origine inconnue.

Toutefois, la cité serait apparue dans les écrits au XIIe, sous les appellations de « Perogiae » et « Peroges », mais aussi de « castrum de Perotgias ». A partir du XVIe, l’appellation générique est « Peroges », mais il faut attendre le XVIIIe siècle pour voir apparaitre le nom moderne de Pérouges.

Certains documents assimilent le nom de Pérouges à « pierre rouge », une pierre et un lieu de sacrifice (couleur du sang). D’autres prétendent que le nom vient de Perugia, célèbre ville italienne.

Son blason historique

(image) blason_perouges.png

A titre de reconnaissance pour le courage des Pérougeards lors des Croisades, Guichard 1er, sire d’Anthon en Dauphiné, seigneur de Pérouges (XIIe siècle), leur offrit le fameux blason « de gueules, à un dragon d’or ».

 

    Historique

       

Sur sa colline, Pérouges est le type même de la cité du Moyen Age. Durant plusieurs siècles Pérouges fut rattaché alternativement au Dauphiné, à la Savoie. Ville d'artisans où nul seigneur n'a jamais régné, la culture et le tissage de la toile étaient les deux ressources principales de ses habitants.

 

Selon la légende, Pérouges aurait été fondée par une colonie de Gaulois venus de Perugia, ville italienne située en Ombrie.

Au XIVe siècle, trois chartes de franchises ont été accordées à la cité. La dernière, la « grande charte », datée de 1343, aurait assurée l’avenir économique de Pérouges.

En 1468, les habitants de la cité, alors savoyarde, se sont opposés aux Dauphinois. Seul village à avoir résisté, ce fut le fait d’arme le plus important de Pérouges, aujourd’hui commémoré sur la porte d’en Bas : « Pérouges des Pérougiens, ville imprenable, les coquins de dauphinois ont voulu la prendre mais ils ne purent. Cependant ils emportèrent les portes, les gonds et les ferrures et dégringolèrent avec elles. Que le diable les emportent ». Suite à cet évènement, Philippe de Savoie, en août 1469, a récompensé Pérouges pour la défense de la cité, en l’exemptant, pendant vingt ans, de tout impôt, ce qui favorisa sa prospérité.

 

En 1585 est né à Pérouges, au château de la Rouge, Claude Favre de Vaugelas. Anobli par les ducs de Savoie, il prit le particule de de Vaugelas, et devint le Baron de Pérouges. Célèbre grammairien, il fut chargé d’élaborer un dictionnaire ainsi qu’une grammaire et devint l’initiateur d’un code langagé, siècle où le français moderne est né. Il publia en 1647 le célèbre ouvrage « Remarques sur la langue française ».

En 1601, Pérouges fut définitivement rattachée au Royaume de France par le traité de Lyon.

 

Dès la fin du Moyen Age, jusqu’au XVIIIe siècle, la prospérité fut croissante, notamment aux XVIe et XVIIe siècles. Pérouges fut composée de nombreux marchands, d’où la naissance de corporations. Trois ont marqué la vie de la cité dont la plus importante fut celle des tisserands.

   

Le XIXe siècle voit le déclin de Pérouges pour différentes raisons : l'industrie, le détournement de la route, et plus tard le chemin de fer, … La cité est désertée, les foires et marchés ont disparu. On note aussi une dégradation du bâti. Quelques habitants restèrent, permettant à la cité de survivre.

Conservée dès 1911 par l'administration des Beaux-Arts sous l’égide du président Edouard Herriot et le Comité de Défense et de Conservation du Vieux Pérouges, la cité de Pérouges sortit de l’impasse et le bâti fut progressivement restauré.

   

 

En août 1988, Pérouges est devenue un des Plus Beaux Villages de France. La cité est un site patrimonial protégé, jouissant d’une grande notoriété, et accueille aujourd’hui des centaines de milliers de visiteurs venus du monde entier.

   
Photo des remparts de la cité



Sur sa colline, Pérouges est le type même de la cité du Moyen Age. Ville d'artisans où nul seigneur n'a jamais régné, la culture et le tissage de la toile étaient les deux ressources de ses habitants qui, dès 1236, avaient des franchises communales.
Vous ne trouverez pas de riches vestiges, mais un ensemble à nul autre pareil où les maisons partriciennes et celles plus modestes des artisans, donnent à ses rues aux pavés inégaux, cet aspect si pittoresque. Conservée dès 1911 par l'administration des Beaux Arts et le Comité de Défense elle attire les cinéastes qui y réalisèrent les extérieurs de nombreux films (les Trois Mousquetaires, Monsieur Vincent, Mandrin, "Ces beaux messieurs du bois doré").


   

  • Probablement fondée par une colonie gauloise de retour d'Italie venant de Pérugia (les 2 sites se ressemblent, l'orthographe ancienne est identique). Les romains y construisirent une tour balisant la route de la vallée servant, par ses signaux, à la défense de Lugdunum.

  • En 1167, le seigneur d'Anthon s'y enferma pour résister aux troupes de l'Archevêque de Lyon.

  • En 1236, furent instaurées les premières franchises et une grande prospérité s'installa jusqu'à la fin du XIIIème siècle (artisans, tisserands).

  • 1300 : entrée dans le Dauphiné.

  • 1343 : nouvelle charte (musées).

  • 1345 : poste avancé du duché de Savoie, essor de la cité, faveur et confiance du suzerain.

  • 1468 : le duc de Savoie s'étant allié à Charles le Téméraire, les troupes de Louis XI venues dévaster la Bresse en représailles sont repoussées lors d'un siège mémorable.

  • 1585 : naissance au château de la Rouge de Claude Favre de Vaugelas, Baron de Pérouges, célèbre grammairien.

  • 1601 : le village devient définitivement français rattaché par Henri IV au royaume de France par le traité de Lyon. De cette époque date le démantèlement de la forteresse.

  • Au XIXème siècle, l'industrie, le détournement de la route, plus tard le chemin de fer devaient en faire une ville laissée à l'abandon, de 1500 habitants, sa population tombe à 8.

  • 1909 : Pérouges est menacée par une fièvre de démolition, Anthelme Thibaut lance la campagne de presse qui devait la sauver.

  • 1911 : sous l'égide du président Edouard Herriot, le Comité du Vieux Pérouges est fondé : des archéologues, artistes, notables, prennent part à sa résurrection, les maisons sont consolidées et progressivement restaurées.

 

 

 

Venir à Pérouges

Carte de situation de Pérouges

 

Pour plus de détails, cliquez sur Pérouges...

"A 34 kilomètres de Lyon, 38 kms de Bourg en Bresse, 93 kms d'Aix les Bains et 120 kms de Genève, Pérouges est une commune de 1119 habitants dont 70 dans la cité (recensement de 1998). Son altitude est de 290 m et elle se situe à 1 km de Meximieux sur la RN 84.
L'accés à Pérouges est facile grâce à l'autoroute A 42 sortie 7 : Pérouges. Accrochée sur une petite croupe du plateau de la Dombes, la cité de Pérouges est enfermée dans une ellipse de verdure masquant ses remparts. Ses petites ruelles pavées, avec sa gargouille centrale, son vieux puits, son pressoir à écureuil, son église-forteresse, ses maisons pittoresques, ses boutiques à éventaires et à enseignes évocatrices ; son atelier de tisserands ainsi que son lieur de livres, nous transportent en plein Moyen-âge".

 

 

 

Cité de Pérouges
La cité médiévale


Sur le bord du plateau qui domine le Rhône et la rivière d'Ain, entre Lyon et Ambérieu en Bugey, se trouve Pérouges. Entourée de hameaux constituant la commune, la cité médiévale se voit de loin, perchée à un peu moins de 300 mètres d’altitude. Idéalement située et très bien desservie, la cité classée parmi les « Plus beaux villages de France » invite à la rêverie tant l’ensemble architectural est resté dans la lignée de sa construction à la fin du moyen âge.
Si vous aimez les belles histoires, laissez-vous conter celle de Pérouges et de ses monuments…



 



Plan de la cité

Plan de la cité


 

La Porte d’en haut

Voici la Porte d'en Haut, celle par laquelle on entre dans Pérouges depuis des siècles.
Renforcée aux angles par des pierres de taille, elle est traditionnellement faite de cailloux roulés (héritage d’une ère glaciaire). Percée d'une voûte en arc brisée, elle fait corps avec l'église. Les Pérougiens du XVème siècle, cordonniers, tisserands, bouchers, ferronniers, firent de l’entrée de la cité un lieu difficile à prendre avec, entre autres, l’église forteresse aux murs percés de meurtrières.
Vous pourrez voir sous la tour, les vestiges de la porte médiévale.
L’église forteresse
Située à l'entrée du bourg accolée à la porte d'en haut, l’église forteresse impressionne par ses dimensions.
Bâtie au XVème siècle, elle est classée monument historique et est dédiée à Sainte Marie-Madeleine. En cours de construction, à la veille du siège de 1468, l'église fut détruite par les Pérougiens eux-mêmes, pour consolider et remailler en toute hâte leur rempart. Elle fut achevée après environ 60 ans de construction.
La patronne de l’église est matérialisée par une statue de pierre près du chœur, dans un espace réservé à la prière.
Saint Georges
Sur un autel, derrière la petite porte latérale de l'église forteresse, un guerrier de bois coiffé d'un casque empenné, fait mine de terrasser le dragon : vous avez reconnu Saint Georges, patron de Pérouges depuis la fin du moyen âge.
Le 23 avril, jour de la Saint Georges, confréries en tête, les Pérougiens déambulaient en procession dans les ruelles de la Cité, toutes décorées de guirlandes et de draps fleuris, pour célébrer leur patron avant de festoyer toute la journée

Porte d'en Haut

 


 


La porte d’en bas
Porte d'en Bas


Seconde porte de la cité, elle fût presque entièrement détruite lors du siège de 1468.
Au fronton, cette inscription rappelle la défaite dauphinoise:

"Perogia Perogiarum. Urbs imprenabilis.
Coquinati Delphinati Voluront prehendere illam
Ast non potuerunt
Attamen importaverunt portas, gonos, cum serris et degringolaverunt cum illis.
Diabolus importat illos!."

Que nous traduisons par :

"Pérouges des Pérougiens, ville imprenable,
les coquins de Dauphinois ont voulu la prendre
mais ils ne le purent.
Ils emportèrent les portes , les gonds et les ferrures et dégringolèrent avec elles.
Que le diable les emporte !"



 

 
Place du tilleul

La Place du Tilleul est un ensemble magnifique à découvrir, avec au centre, l'arbre de la liberté planté dans les années révolutionnaires.
Elle se situe au cœur de la cité, car quasiment toutes les ruelles y convergent.
Sur la place se trouve l’entrée du musée du vieux Pérouges qui abrite des métiers à tisser, des parchemins, armes, outils, vieux meubles, faïences, statues, etc…
La longue galerie faisant face à l’Ostellerie était celle des marchands drapiers.
A proximité, dans la rue des Contreforts, à travers une fenêtre à barreaux est conservé le dernier pressoir à « perroquet » du village.

Place du Tilleul

Le Cadran Solaire

Le Cadran Solaire se situe à l'angle de la Place du Tilleul, près de la maison Cazin (lieu d’exposition)
Celui-ci est composé de plusieurs éléments de décor:
- le blason de la cité de Pérouges en bas à droite : le dragon d’or sur fond rouge.
- le blason de la Dombes (zone géographique dans laquelle Pérouges se situe) en bas à gauche.
Les symboles des signes astrologiques y sont également représentés.


Rue des Rondes

Comme son nom l’indique, la rue des rondes fait tout le tour de la cité en passant par les deux portes. La chaussée, faite d'un empierrement de galets, rend la marche parfois délicate, mais est un héritage direct de la fin du moyen âge.
Le long des maisons, à l'abri du toit, c'est le Haut du Pavé, réservé aux seigneurs, aux notables, aux personnes importantes alors que l’ancien fossé central était le lieu de la menuaille, des petites gens qui pouvaient bien "crotter leurs chausses" au milieu des détritus.
En suivant la rue des rondes vous arriverez place du For où se trouve un beau puits fleuri (d’une profondeur de 33 mètres). Se trouvaient là autour le four (d’où le nom de la place et de la rue) et la Maison du Sergent de Justice, en contrebas.
N’hésitez pas à faire le tour de la cité par la rue des rondes avant d’emprunter les ruelles latérales ramenant sur la place du tilleul.

Rue des Rondes
 
Saint-Georges
Saint-Georges

Sur un autel, dans la nef latérale droite de l'Eglise-Forteresse, un guerrier de bois, coiffé d'un casque empenné, fait mine de terrasser le dragon : vous avez reconnu Saint Georges, patron de Pérouges (...)

Voici donc Saint-Georges, resté solidement campé sur son cheval malgré l'injure des temps qui l'a privé de bras, de lance, et de bannière.

Le dernier dimanche d'avril, Confrérie en tête les Pérougiens déambulaient en procession dans les ruelles de la Cité, toutes pavoisées de guirlandes et de draps fleuris, pour célébrer les vertus de leur patron.

 

 

 
L'Eglise Forteresse

Située à l'entrée du bourg accolée à la porte d'en haut, l’église forteresse impressionne par ses dimensions.
Bâtie au XVème siècle, elle est classée monument historique et est dédiée à Sainte Marie-Madeleine. En cours de construction, à la veille du siège de 1468, l'église fut détruite par les Pérougiens eux-mêmes, pour consolider et remailler en toute hâte leur rempart. Elle fut achevée après environ 60 ans de construction.
En levant les yeux, vous découvrirez au centre des voûtes d’architecture gothique (clé de voûte), le blason de la Savoie.
La patronne de l’église est matérialisée par une statue de pierre près du chœur, dans un espace réservé à la prière.

Eglise Forteresse

Rue des Princes
Rue des Princes



La rue du Prince ou des Princes a une forme de L. Elle permet de passer de la place de l’église à la place centrale et a toujours été l’artère principale du petit bourg.
Une ancienne plaque ou était inscrit le nom de cette rue, était apposé très haut, presque à la hauteur du second étage. Cette inscription à disparu, ainsi que beaucoup d'autres, depuis plus ou moins longtemps.
Rue marchande de la cité, presque toutes ses maisons possédaient, au rez-de-chaussée, de larges baies cintrées où les artisans étalaient leurs produits sur les volets de bois.
Il y avait là au Moyen Age, des bouchers, des vanniers, des marchands d'étoffes, des notaires, un apothicaire, un armurier...


L'ostellerie

L’Ostellerie est une des plus belles demeures de la cité, sa fonction d’auberge n’a sans doute pas varié depuis sa construction au moyen âge.
Robuste maison de deux étages à encorbellement (construction sur corbeau de bois, des poutres permettant d’agrandir la surface de l’étage) elle permet d’imaginer ce à quoi devaient ressembler toutes les demeures de la cité.
Datant du XIVème siècle elle est classée monument historique.

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