Le Bugey, jadis
L'alambic installé sur la place de CONTREVOZ voit l'arrivée des paysans venus pour distiller. Une partie de l'alcool qui tombe goutte à goutte du petit robinet de cuivre relié à la sortie du serpentin échappe à l'impôt et représente le " privilège " du bouilleur de cru ( 20 litres d'alcool extraits de sa propre récolte ). Privilège contesté en 1900 , aboli en 1903 ,rétabli en 1906 ...
On dit que le vrai vigneron bugiste déjeune d'une tranche de pain blanc trempé dans un verre de marc glacé .
Le four à pain de Cheignieu-la-Balme, comme partout dans le Bugey le four à pain permettait autrefois aux habitants de venir y cuire leur pain, élément indispensable à leur alimentation, mais aussi tout un tas d'autres produits.
Ces fours témoignent d’une tradition communautaire remontant au Moyen-Age. A cette époque, pour les utiliser, la communauté villageoise était dans l’obligation de payer une taxe appelée "banalités" à son seigneur qui avait construit le four à pain.
Par tradition dans les campagnes bugistes, le pain était la nourriture de base des ménages modestes. Tous les dix jours environ, le pain était préparé avec le levain, pétri à la maison puis cuit au four banal (souvent un par hameau; en trois fournées journalières avec fourniture de fagots pour la chauffe. L’ordre de passage des villageois était déterminé par un tirage au sort Construits dans les temps anciens, leur utilisation a perduré en Bugey jusque dans les années 60.
Dimanche ou un jour de fête à JUJURIEUX. Ce bourg connut une grande prospérité et ses destinées furent liées pendant de nombreuses années à l'usine fondée par C.J BONNET. Les cafés sont importants et populeux en ce début de siècle .
C'est BERTIER de SAUVIGNY qui crée les comices agricoles en 1785. Ils disparaissent avec la révolution pour revenir en 1819 et être institutionnalisés en 1852. Ils ont pour but d'aider au progrès de l'agriculture mais en fait ils se limitent bien souvent à la remise de récompenses. Nous sommes à VIRIEU le GRAND le 14 septembre 1913.
BELLEY , longtemps siège épiscopal devient sous préfecture en 1827 . Elle présente en ce début de siècle tous les aspects d'une ville administrative et militaire ( dès 1873 le 133° R.I s' y est installé ) . Element central voici la place des Terreaux et sa fontaine caractéristique où convergent les plus grandes rues .
INNIMOND semble sous la protection de son église campée à 909 mètres et qui date du XI ° siècle. Les couvertures en chaume qui subsistent ici furent à l'origine d'un grave incendie en 1850 qui détruisit une partie du village et ses archives.
Sur ce plateau au climat rigoureux situé à 830 mètres d'altitude, l'économie reste d'essence montagnarde avec un élevage qui s'est maintenu permettant la continuité de la fromagerie fruitière. A BRENOD, on ne porte plus maintenant le lait à dos de mulet comme jadis.
Cette vue de la grande rue de SAINT RAMBERT en BUGEY montre l'animation qui y régnait à une époque où elle n'était pas encore envahie par les camions et où les commerces étaient florissants doublés d'auberges accueillantes à un moment où le peignage et la filature étaient deux domaines important de la SOCIETE ANONYME DE SCHAPPE forte de sa technique de la fabrication de la soie grège .
Les peigneurs de chanvre du Bugey
AMBERIEU en BUGEY qui se développa grace au chemin de fer fut pour l'aviation un centre important avec la création de l'aérodrome de Bellièvre et des constructeurs d'avions comme les frères SALVEZ et des pilotes véritables stars de leur temps à l'image des LACROUZE , VIDART, MOUTHIER, etc... C'est là que venu à vélo de SAINT MAURICE DE REMENS, le jeune SAINT EXUPERY, fasciné par ces hommes intrépides, rencontrera JULES VEDRINES qui lui offrira son premier baptème de l'air.
La France de la belle époque a vu le développement des moyens de transport en commun, stimulé par la mécanisation et des technologies nouvelles. Dans un souci de progrès et de découvertes facilitant les liaisons le tramway occupe une place d'honneur donnant naissance aux projets les plus fous. Les tramways du Bugey en sont un exemple frappant. Evoluant parfois dans des sites accidentés leur souvenir reste attachant et fascinant.
ligne AMBERIEU - CERDON et PONT d'AIN - JUJURIEUX
Jujurieux
Cette ligne a vu circuler nombre de trains de voyageurs et de marchandises (wagons couverts et tombereaux) afin de desservir l'usine BONNET et les CIMENTS LYONNAIS.
ligne AMBERIEU - NANTUA
Poncin
Après avoir passé "sous roche ", venant de Bosseron le tram entre dans la gare de première classe en bordure de la RN 84 à la sortie Est de Poncin.
ligne SAINT MARTIN DU FRESNE à HAUTEVILLE
Corcelles
Après la sortie du tunnel de la Chenalette (ravitaillement en eau à l'époque vapeur) à l'altitude 869m l'automotrice électrique AM descend vers Corcelles. Cette ligne sera fermée le 22 mai 1954.
ligne de VIRIEU le GRAND à RUFFIEU
Fitignieu
Construite dès 1896 cette ligne pittoresque monte à l'assaut du Valromey par sa " grimpette " d'Artemare à Don d'où les modèles de locomotives 030T série 51 à 54 .
Vieu en Valromey
ligne du HAUT - RHÔNE
BREGNIER CORDON à SAULT BRENAZ
Montagnieu
Un train remorqué par la 030T N°1 traverse le village des Granges de Montagnieu. La largeur de la voie est de 1m44 (raccordement à la ligne OTL vers Labalme et par transbordement à la voie PLM à Brégnier Cordon) .
Lhuis
Festivités lors de l'inauguration de cette gare de 1° classe le 24 Septembre 1911.
ligne de TENAY à HAUTEVILLE dite du " TRAIN FANTÔME "
Histoire du train fantôme
Le projet date des années 1880, la construction est décidée en 1900 par le Conseil Général de l'Ain et les travaux commencent en 1909. Le projet est contesté par de nombreux Bugistes qui auraient préféré une ligne partant d'Ambérieu et desservant Brénod et Hauteville.
Les travaux vont bon train pendant 1 an (1910) puis ils ralentissent ou s'arrêtent par moments, pour reprendre correctement en 1913, si bien qu'en 1914, il ne reste plus qu'à poser 7 à 8 km de voie à partir d' Hauteville. En effet, l'approvisionnement du chantier et donc son cheminement s'effectue par le plateau. En cette même année, les travaux s'arrêtent de nouveau, alors que les tunnels sont presque tous percés et qu'il ne manque que les tabliers des ponts.
Cependant, en 1916, les rails stockés sont réquisitionnés par l'armée. En 1919, le projet est relancé. Le dernier tunnel est alors percé. De 1920 à 1932, le percement connaît de nombreux problèmes d'infiltration et d'éboulement. Les trajectoires des galeries doivent être modifiées à deux reprises. Trois galeries sont donc creusées.
La surcharge en déblai oblige les entrepreneurs à acheter d'autres terrains pour y stocker les matériaux. A cette occasion, ils s'aperçoivent que tous les terrains sur lesquels le tram a été construit n'ont pas été payés, d'autres en revanche l'ont été deux fois et d'autres encore l'ont été mais sans aucune utilité pour le chantier.
En 1933, la voie est achevée et inaugurée par le passage, sur une partie du tronçon seulement, d'une locomotive et un ou deux wagons occupés par les autorités locales. Par la suite, il est décidé d'électrifier la voie et de mettre des rails plus lourds. Les anciens rails sont démontés, mais le financement pour l'électrification n'a jamais été débloqué.
En 1936, le Conseil Général décide l'abandon de la ligne et son déclassement, qui ne sera effectif qu'en 1951.
Cette voie n'aura jamais vu passer un train chargé de passagers et elle n'aura jamais servi.
Détails techniques : 18 tunnels cumulant 2 665 m dont le plus long se situe sur le haut, à proximité de la cascade de la Charabotte et mesure 557 m.
Les tunnels de Charabotte
Si l'idée de relier Hauteville à Tenay remonte à 1880, les travaux vont commencer en 1909. Ils seront interrompus en 1914 malgré le percement de plusieurs tunnels, construction d'ouvrages d'art, etc... Des difficultés surgissent liées à la nature des roches, au tracé du parcours. L'année 1933 marque la fin des travaux et le projet d'une ligne électrifiée. Malheureusement 1939 et certains impératifs financiers font que l'achèvement est rejeté, et sonnent le glas de cette ligne déclassée en 1951 qui aurait été certainement très spectaculaire dans un décor unique. Sur la rive droite de l'Albarine avec 18 tunnels que les cartes ci-dessus montrent sans les têtes et les revêtements et qui constituent actuellement une randonnée pédestre tout à fait insolite.
Les Vélos Rails du Bugey vous proposent une promenade insolite sur la voie ferrée qui reliait jadis le Dauphiné au Bugey.
Le parcours de 2,5 km (soit 5 km aller-retour) s'effectue en pleine nature sur l'essentiel du trajet. L'embarcadère est installé au passage à niveau de la RD 1504, à 300 m de la sortie Sud de Pugieu.
Réservation indispensable : 04 79 87 84 94 / 06 22 92 69 47.
Site Internet : www.velorail01.fr.