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Cheignieu-la-Balme, le blog d'un Cheignieulat de coeur.

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Promouvoir le village de Cheignieu-la-Balme, la région du Bugey et le département de l'Ain. Je dédie ce site à mon épouse Sandrine et à mes enfants Alexis et Romain.


Les Châteaux de Cheignieu-la-Balme

Publié par cheignieulat avant tout sur 1 Juin 2011, 18:20pm

Catégories : #Cheignieu la balme

Les deux Châteaux de Cheignieu-la-Balme

 

 

Le Château des Eclaz :

 

Le Château des Eclaz a été inscrit aux monuments historiques par arrêté du 3 mai 1988. 

     Monument Historique  

    .
  
 

Maison-forte aux 13e et 14e siècles, ruiné après les guerres de la fin du 16e siècle, le château est remanié et agrandi au début du 17e siècle. Il subsiste d'importants vestiges de l'ancienne maison-forte et des communs : moulin et canal de dérivation, remparts et entrée, tour, fenêtres à meneaux... Le corps de logis, grand quadrilatère érigé au 17e siècle, est recouvert d'un toit à la Philibert Delorme, à la charpente en bois de châtaignier entièrement chevillée.

 

         

     Philibert DELORME

    

 

Le château des Eclaz

 

 

 

 

 

   

 

   

 

 

Les BOUVIER des ECLAZ habitaient le chateau des Eclaz et descendaient des anciens notaires CASTIN de Rossillon (15ème siècle).

 

BOUVIER des Eclaz (Joseph)
(1757 – 1830)
Baron des ECLAZ
Baron de l’Empire
Général de brigade

Lieutenant-général honoraire
Commandant de la Légion d’honneur

 

Joseph Bouvier des Éclaz (3 décembre 1757 - Belley12 janvier 1830 - Belley), était un militaire français des XVIIIe et XIXe siècles.

Joseph Bouvier des Eclaz, naquit à Belley (Bugey), le 3 décembre 1758.

Il entra comme dragon au 11e régiment, le 7 novembre 1778. Il fit la campagne de 1779 en Hanovre, puis servit, la même année, à l'armée des côtes du Havre, sous les ordres du maréchal Devaux. Il fut fait brigadier, le 4 avril 1782 ; maréchal-des-logis, le 13 septembre 1784 ; maréchal-des-logis-chef, le 10 mai 1786, et adjudant-sous-officier, le 1er mars 1789.

Nommé lieutenant, le 3 juin 1792, il fit la campagne de cette année et celle de 1793, à l'armée du Rhin, sous les généraux en chef Custine et de Beauharnais. Il obtint le grade de capitaine, le 8 mars de cette dernière année, et fut employé à l'armée de Sambre-et-Meuse.

Il se trouva à la bataille de Fleurus, le 26 juin 1794 ; y eut un cheval tué sous lui, et un autre blessé. En 1795, il se signala particulièrement en avant de Bamberg par une charge contre l'ennemi, auquel il fit plusieurs prisonniers. Sa bonne conduite sur le champ de bataille de Friedberg, le 23 nivôse an V (12 janvier 1797), le fit nommer, le même jour, chef d'escadron à la suite, par le général en chef Hoche.

Pendant les campagnes des ans V et VI, il remplit les fonctions de chef d'état-major de la division du général Klein à l'armée dite d'Angleterre (1798) et à celle d'Helvétie. Un arrêté du 28 pluviôse an VII (16 février 1799) le confirma dans son grade.

Il fut employé en l'an VIII à l'armée du Rhin. Il se trouva à la bataille de Hohenlinden, le 3 décembre 1800 ; y fut chargé par le général Lecourbe, dans le fort de l'action, de se porter avec 1 200 hommes sur les derrières de l'ennemi, et exécuta ce mouvement avec autant de promptitude que d'énergie, une valeur et un succès qui contribuèrent beaucoup au gain de la bataille.

Nommé major du 17e régiment de dragons, le 29 octobre 1803, et membre de la Légion d'honneur le 4 germinal an XII, il donna de grandes preuves de bravoure à la bataille d'Austerlitz, le 2 décembre 1805. On le nomma colonel du 14e régiment de dragons, le 20 septembre 1806, et officier de la Légion d'honneur, le 14 mai 1807. C'est à cette époque qu'il fit la campagne de Prusse et de Pologne (1806-1807) dans la division de dragons du général Klein (réserve de cavalerie du Maréchal Murat)

Envoyé à l'armée d'Espagne en 1808, il fut nommé général de brigade, le 8 octobre 1810, il fut employé à l'armée d'Espagne. Bouvier des Éclaz s'y distingua à la bataille de Gebora, le 19 février 1811, et fut mentionné honorablement dans le rapport du maréchal Mortier, duc de Trévise. Il se couvrit de gloire à Santa-Martha et Villalba, le 15 juin suivant, et obtint la décoration de commandant de la Légion d'honneur, le 6 août de la même année. Napoléon l'avait créé baron de l'Empire depuis 1808.

Appelé en Russie en 1812, et placé à la tête d'une brigade de carabiniers, il déploya la plus intrépide valeur à la bataille de la Moskowa, et mérita les éloges du prince Eugène, sous les ordres duquel il était placé. Rentré en France en vertu d'un ordre du 3 mars 1813, il commanda successivement le département de la Frise du 17 juillet au 6 septembre, et celui des Bouches-de-la-Meuse depuis le 7 septembre jusqu'à l'évacuation de la Hollande par les troupes françaises.

 

Après la première Restauration du trône des Bourbons (4 juin 1814), le baron Bouvier des Éclaz fut nommé chevalier de Saint-Louis, par ordonnance royale du 19 juillet 1814. Il resta en non-activité jusqu'au retour de Napoléon qui lui confia, le 14 avril 1815, le commandement et l'organisation des gardes nationales de la 6e division militaire (département de l'Ain). Admis à la retraite le 15 novembre suivant, il est mort le 12 janvier 1830.

 

Son nom est inscrit sur de l’Arc de Triomphe de l’Etoile, côté Nord

BOUVIER DES Eatz (inscrit en 1841, pilier nord, colonne 09)

 

 

 

Vous pouvez aussi consulter la liste des officiers figurant sur l'arc de Triomphe qui recense les plus fameux d'entre eux.

 

 

  

 

 

 

Le château de Montville :

 

Le château de Montville fut bâti au XIVe siècle sur un piton dominant le Furans. Il joua un rôle de surveillance.

 

 

 

 

C'est en 1561 que vraisemblablement la famille Du Plastre acquit la maison forte de Montville, jusque là cellier des moines de Saint Sulpice dont les possessions s'étendaient jusqu'à Virieu le Grand et même Artemare, comme en témoignent les bornes qui jalonnent le bois de Charlet et la montagne de Virieu.

 

Les Du Plastre d'origine bressane se sont implantés dans le Bugey dès le début du XVIe siècle et étaient les seigneurs d'Ambléon et de Vieuget.

 

Claude Du Plastre était infirmier et grand vicaire général du prieuré Saint Pierre de Nantua.

 

Au début du XVIIe siècle, une épidémie de peste sévit à Nantua et, dès que celle-ci emporta leur prieur, le  moines bénédictins, sans doute entrainés par Claude Du Plastre, leur vicaire général, décidèrent de se réfugier à La Balme, alors tout comme Cheignieu, hameau de la paroisse de Contrevoz.

 

Le 7 octobre 1626, Claude Du Plastre fonda à La Balme, en bas du château, une chapelle qu'il dédia à Saint Claude. Il mourut le 11 décembre 1639 à Montville et fut inhumé dans la chapelle comme le rappelle sa pierre tombale qui porte une inscription latine dont la traduction est : Ici repose vénérable Claude Du Plastre infirmier à Nantua fondateur de cette chapelle décédé le 11décembre 1639.

       

 

 De dimensions modestes, la chapelle est de style gothique avec une croisée d’ogives dans le chœur. Elle est éclairée par quatre fenêtres également en ogives et un œil de bœuf au-dessus de la porte. La voûte qui sépare la nef du chœur ainsi que celle qui donne accès à la chapelle latérale sont en plein cintre, donc plutôt romanes. L’autel et le bénitier de forme octogonale sont en pierre.

     

Restaurée et réhabilitée par ses propriétaires, elle est aujourd'hui mise à disposition de l’Association Chapelle Saint Claude (voir mon article sur cette association).

 

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Ensuite, le château de Montville devint la propriété en 1640 de la famille Curty de Belley. Gabriel Passerat de la Chapelle, né à Châtillon de Michaille, épousa en quatrième noce une demoiselle Curty et acheta en 1669 le domaine à son beau-père.

 

Pierre Passerat de La Chapelle est né au château de Montville à Contrevoz en Bugey d' une famille anoblie en 1770 . Il servit dans l' artillerie jusqu' à son départ pour le Canada en 1756 sous les ordres du marquis de Montcalm et du chevalier de Lévis. Il servit ensuite à la Martinique après son mariage comme commandant du fort royal puis aux futurs Etats - Unis , avant de se consacrer à l' agriculture en Martinique, une fois à la retraite .

     
En 1895 au décès du dernier de la Chapelle (Gabriel Honoré de la Chapelle qui fut le premier maire de Cheignieu de 1855 à 1883), la famille Brillat-Savarin Récamier habitèrent la propriété en 1896.

Ils vendent le château à la famille Robert Bodin qui avait épousé sa cousine Jeanne Bidauld. Leur fils Alexandre, député de l'Ain, y habita. La famille Bodin ruinée dût vendre le château aux enchères en 1936.

Le château fût acheté par monsieur Pierre Passerat de la Chapelle arrière petit-fils de Pierre Passerat de la Chapelle qui avait quitté Montville en 1734.

 

 

Cellier des moines de Saint-Sulpice au XVe siècle fut doté de tourelles et de mâchicoulis d'operette du XIXe siècle.  La tour ronde à l'entrée du château est la partie la plus ancienne du XIVe siècle. La toiture étant refaite en 2005, les mâchicoulis disparurent.  

 

 

 

 

   

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Serge Fédrici 28/05/2012 20:34


Le site est remarquable,l'auteur commente,décrit,et j'apprends sur la commune et ses environs plus que dans des livres,plus ou moins objectifs suivant l'auteur.On sent un amour de son
village,ancré en lui,comme on aime sa mère patrie.

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